Il faut sauver à tout prix la liberté d’expression !!!

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C’est exceptionnel : en plein procès Charlie Hebdo à Paris, où deux Carolos sont poursuivis, soixante-sept titres de la presse française cosignent une lettre aux Français à qui ils demandent de soutenir la liberté d’expression.

Une démarche solennelle, mais lourde de sens, à laquelle nos journaux s’associent pleinement.

« Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières », écrivent les journaux français aux citoyens de France.
 
 
« Des médias sont désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales.
 
Des États poursuivent en justice des journalistes français « coupables » d’avoir publié des articles critiques. » (…)
tués pour leurs opinions.
 
 
« Ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions.
 
Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement. »
 
« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi », proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution. »
 
« Nous attendons des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens policiers pour assurer la défense de ces libertés.
 
(…) Mais nous redoutons que la crainte légitime de la mort n’étouffe inexorablement les derniers esprits libres.
 
(…) Nous devons prendre la résolution de ne plus rien céder à ces idéologies mortifères. »
 
 
« Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres endroits dans le monde.
 
Il n’appartient qu’à vous de vous en emparer.
 
Oui, vous avez le droit d’exprimer vos opinions et de critiquer celles des autres, qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses pourvu que cela reste dans les limites fixées par la loi.
 
 
Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo, qui a payé sa liberté du sang de ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas.
 
Certains d’entre nous sont croyants et peuvent naturellement être choqués par le blasphème.
 
Pour autant ils s’associent sans réserve à notre démarche. Car en France, on est libre de s’exprimer et donc aussi, de blasphémer. »
 
Nous avons besoin de tous  « Nous avons besoin de vous.
 
De votre mobilisation. (…) Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient nos différences d’opinion ou de croyances.
 
Citoyens, élus locaux, responsables politiques, journalistes, militants de tous les partis et de toutes les associations (…), nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la Liberté. »
 
 
LA RÉDACTION
 
 

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