Un projet de 20 appart’ à l’église d’Ombret

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Hans Dedecker compte rénover les ruines actuelles et y adosser des volumes contemporains 

Hans Dedecker, désormais propriétaire de l’église d’Ombret, finalise son projet d’intégration des ruines de l’édifice néogothique datant de 1872 avec de nouveaux volumes contemporains, dont voici les premières esquisses en 3D. 
 
Début 2019, l’entrepreneur hutois Hans Dedecker, connu notamment pour la transformation du Quadrilatère à Huy, a fait l’acquisition de l’église d’Ombret (à un privé).
 
Ou plutôt ce qu’il en reste, l’édifice étant en état de ruines avancé depuis de nombreuses années.
 
Plusieurs investisseurs avaient acheté le site et soumis des projets immobiliers intégrant l’ancien bâti au nouveau mais tous ont fini par renoncer. Le nouvel investisseur compte mener le projet à son terme et il est bien avancé. « La demande permis sera introduite dans cinq semaines », annonce Hans Dedecker.
 
« Ne pas faire du faux vieux »
 
C’est l’atelier d’architecture Triangulum (déjà actif, en binôme, sur le dossier du Quadrilatère) qui a conçu le nouveau look de l’église d’Ombret.
 
Le clocher est conservé, de même qu’un pan de la nef et le chœur. S’y intègrent des volumes résolument contemporains, qui tranchent.
 
« On n’a pas cherché à faire du faux vieux, c’est pour ça que l’ancien et le nouveau se juxtaposent, c’était la meilleure façon de respecter le bâtiment initial, tout en faisant entrer la lumière », considère l’architecte Philippe Chevreux. Ainsi, le chœur délimite par exemple la terrasse supérieure.
 
 
En référence à l’église, l’un des deux nouveaux blocs prend la forme d’une croix.
 
Et la grotte est conservée.
 
Pour Hans Dedecker, la conservation des ruines ne posait « aucun problème ».
 
« On a plus vu ça comme une plus-value qu’une contrainte. Cela faisait 25 ans que je passais devant l’église (elle est située en bordure de la RN90 NDRL) et j’ai toujours été attiré par elle.
 
 
Je trouvais dommage qu’elle soit à l’abandon, il existe des entrepreneurs privés prêts à investir dans des lieux abandonnés et certaines communes sont accueillantes à ce titre pour rénover leurs chancres urbanistiques, à l’image de Huy et d’Amay », pointe Hans Dedecker.
 
Qui souligne la bonne collaboration entre les services de la Région wallonne, la commune d’Amay et lui. De fait, l’échevin de l’urbanisme, Didier Lacroix, se réjouit de cette rénovation synonyme de redynamisation du centre d’Ombret.
 
20 appartements sont pour l’heure dessinés. Composés d’une à trois chambres, ils présentent une superficie de 55 à 120 m² (dont un duplex de 70m² dans le clocher) et disposent chacun d’une terrasse ou d’un jardin.
 
Un ascenseur est prévu, de même qu’un logement accessible aux personnes à mobilité réduite, et que des emplacements de parking.
 
« Tous les choix ne sont pas encore finalisés, les projections vont encore évoluer, prévient l’architecte. Ce ne sera pas du crépi blanc, par exemple, on nous l’a demandé. »
 
 
Du standing à prix accessible, résume Hans Dedecker qui croit dur comme fer au potentiel de la localisation : « L’arrêt de bus est à 150 mètres, la gare à 700 mètres, la librairie à 200 mètres, il y a des restaurants à proximité, une vue sur Meuse et les bois à 5 minutes à pied. Le quartier est en plein développement, c’est pour ça que j’ai acheté » La Nationale toute proche n’est-elle pas problématique pour les acheteurs potentiels ?
 
« Au contraire, on est à 10 minutes de Huy et 20 de Liège. C’est un plus », assure-t-il.
 
Sont visés les investisseurs purs en vue de futures locations ou un premier achat, dans une idée de mixité générationnelle.
Si le permis lui est attribué, l’entrepreneur espère terminer les travaux pour l’automne 2022.
 
 
Article par ANNICK GOVAERS
 
 
 

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