Centrale : pas de réaffectation du site « à moyen terme »

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C’est un gros point d’interrogation qui plane sur Huy. L’économie « post-nucléaire » de la cité mosane suscite en effet encore de nombreux doutes.
 
À Namur, au parlement régional, le député Rodrigue Demeuse (Écolo) a récemment interpellé le ministre wallon de l’Économie Willy Borsus (MR) et la ministre de l’Emploi Christie Morreale (PS) sur l’avenir économique du bassin hutois. « La centrale de Tihange doit arrêter ses activités de production de manière définitive en 2025.
 
En tous les cas, il est prévu que le premier réacteur soit fermé pour 2023, ce qui signifie vraiment demain », rappelle le parlementaire hutois, qui appelle à ne pas « minimiser l’impact que va avoir la sortie du nucléaire sur l’arrondissement ».
 
 
Un long démantèlement
 
 
On vous en parlait récemment : une task-force, présidée par le bourgmestre hutois Christophe Collignon (PS) et réunissant plusieurs acteurs économiques importants, a été mise en place pour préparer la reconversion de l’économie hutoise.
 
Si les autorités régionales n’ont pas encore été sollicitées pour participer à ce groupe de travail, le ministre Borsus se dit disponible pour épauler les instances communales.
 
 
Concernant le site de Tihange à proprement parler, le ministre informe cependant qu’« Engie estime, à ce jour, que le démantèlement des installations est une activité qui durera environ une vingtaine d'années.
 
À cela s’ajoute la construction du nouveau bâtiment d’entreposage du combustible usé, qui restera opérationnel pendant plusieurs décennies ».
 
Par conséquent, « le site ne pourra faire l’objet d’une réaffectation en tout cas à moyen terme ».
 
 
Éviter le scénario liégeois ou carolo
 
 
Interrogée à son tour sur l’avenir des travailleurs du nucléaire, la ministre socialiste de l’Emploi assure que « compte tenu de leurs profils, ils pourront être réorientés vers les autres filières du nucléaire en Belgique ou vers d’autres secteurs industriels tels que l’agroalimentaire, la pétrochimie, le pharmaceutique, dans lequel il y a beaucoup de demandes d’emploi qui ne sont pas pourvues ».
 
 
Les négociations à proprement parler sur l’avenir de ces travailleurs viennent d’ailleurs de commencer, avec une réunion ce 17 septembre.
 
« On ne peut pas se retrouver dans une situation identique à ce que les bassins industriels liégeois et carolo connaissent. On sait que selon toute vraisemblance, dans le secteur du nucléaire, cette énergie va se terminer à un moment.
 
Donc, nous devons pouvoir anticiper », assure la ministre.
 
Article de RO MA 
 
 
 
 

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