Ils ont été inaugurés par le ministre Dermagne les logements publics à Modave et Nandrin

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Douze logements publics inaugurés à Modave et Nandrin avec le ministre Dermagne

Les logements publics ont bien évolué. Après les vastes ensembles bâtis, souvent en hauteur et dans un style cubiste et fonctionnel, puis les grandes « cités » construites en dehors des noyaux d’habitat, les logements sociaux actuels se fondent dans le décor, dans un style résolument contemporain.

À l’image des quatre nouvelles maisons de Modave et des huit appartements de Nandrin, construits le long de la route de Strée (N66) pour les premières et dans le quartier résidentiel de la rue Tige des Saules pour les seconds.

« La philosophie actuelle des logements publics est de favoriser les ensembles beaucoup plus petits, de maximum une dizaine de logements. Cela évite l’effet ghetto et favorise la mixité », confirme Michel Delhalle, directeur-gérant de Meuse Condroz Logement, la société de logement de service public presque centenaire qui gère 1.949 logements sur 14 communes de Huy-Waremme : Huy, Amay, Engis, Héron, Burdinne, Marchin, Modave, Clavier, Tinlot, Nandrin, Saint-Georges, Villers-le-Bt, Verlaine et Wanze.

Pensés pour les PMR

Les projets modaviens et nandrinois ont été inaugurés lundi après-midi en présence du ministre socialiste wallon du logement, Pierre-Yves Demargne, de Meuse Condroz Logement et des auteurs de projet, notamment. Le ministre a souligné la qualité de leur conception. De fait, les architectes ont mis au point des bâtiments efficients en énergie (PEB B), compacts mais lumineux et adaptables aux personnes à mobilité réduite. Ainsi, à Modave, Isabelle Stiernet a conçu deux blocs d’habitations pour quatre maisons car le terrain était prévu à l’origine pour deux maisons. Les deux logements adaptables, ceux qui comportent quatre chambres, se situent au milieu. Le local rangement est déjà équipé en prévision d’une salle de bain adaptée. « Il y a déjà un linteau et les rainures sont faites pour ne plus avoir qu’à casser le mur et créer une salle de bain PMR attenante à la chambre du rez-de-chaussée », nous montre l’architecte marchinoise.

« J’ai tenu compte de l’environnement bâti pour intégrer au mieux les logements, mais aussi de l’ensoleillement pour éviter les déperditions d’énergie », explique-t-elle. Sa lecture des logements sociaux passe par un usage approprié des matériaux, et un dossier bien pensé. « Ces bâtiments sont sobres et l’esthétique des façades est contemporaine, je ne l’aurais pas prévu autrement pour une maison classique. Ce n’est pas plus cher de faire quelque chose de joli, mais cela demande plus de temps à l’étude », souligne-t-elle. L’investissement est 627.660 euros HTVA, dont 59 % de subsides régionaux.

« S’inscrire dans le bâti existant »

Quant à Nandrin, Pierre Ploumen, de Dalhem, a dessiné sept appartements sociaux et un appartement de transit (un logement d’urgence temporaire, en cas d’incendie par exemple) en deux volumes distincts R+1. Chaque logement dispose d’un accès indépendant et d’une terrasse privative. Les bâtiments ont été implantés à front de voirie pour conserver une densité le long de la rue Tige des Saules, et sont recouverts de briques traditionnelles de ton rouge-brun et d’un bardage en fibres de bois de ton naturel.

« Cela afin de s’inscrire dans le bâti du voisinage », précise-t-il. Là aussi, trois logements sont adaptables pour les PMR : il est possible de transformer deux chambres en une seule et la cloison entre la salle de bain et les toilettes est amovible.

Le coût des travaux s’élève à 1.242.982 euros HTVA, avec un financement wallon de 52 %.

« Plus de temps à perdre »

Le projet de Modave est issu du plan d’ancrage 2014-2016 et celui de Nandrin du plan d’ancrage… 2012-2013. Le ministre Dermagne a d’ailleurs épinglé la lenteur d’avancement des dossiers, à laquelle il compte remédier, promet-il. « Cette inauguration marque le début d’une nouvelle histoire mais c’est aussi l’aboutissement d’un processus long et laborieux. Nous n’avons plus de temps à perdre dans les méandres administratifs, il faut simplifier les procédures et les accélérer », estime-t-il.

Cela afin de construire et de rénover plus efficacement et ainsi répondre à l’attente des 40.000 ménages wallons inscrits sur une liste d’attente d’un logement public. « Cela passe par des délais respectés et une plus grande prévisibilité. Nous avons attribué à chaque société de logement de service public une enveloppe budgétaire claire dans laquelle elle pourra établir ses priorités. Pour Meuse Condroz Logement, elle s’élève à 16.250.000 euros pour rénover 460 logements à l’horizon de 2024 », a-t-il rappelé.

 

Article et rédaction par Annick Govaers 

 

Source Sudinfo 

 

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