L’AVERTISSEMENT D’UN PÉDIATRE : Pas d’école avec 38,5 et un paracétamol

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Le Dr Pierre Smeesters, chef du service pédiatrie à l’hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola à Bruxelles attire l’attention des parents : en cette période de rentrée scolaire, la présence du virus qui perturbe la vie de nos petites têtes blondes ou brunes, va aussi compliquer inévitablement celle des parents au moment des premières maladies de l’hiver.
 
Le Dr Pierre Smeesters, lors d’une journée consacrée à ce virus à l’ULB, a bien recommandé aux parents de changer certaines habitudes : « Même si ce n’est pas nécessairement normal, de très nombreux parents ont déjà donné du paracétamol à un enfant qui avait 38,5 à son réveil ou au déjeuner afin qu’ils puissent quand même se rendre à l’école. Ce geste, cette année, je recommande de ne pas le faire ! »
 
Le pédiatre insiste sur la prévention en la matière : Les premiers rhumes, en dehors du virus vont arriver et le réflexe des parents face à des journées de travail chargées est connu : « Je donne un paracétamol à mon enfant et je le dépose à l’école en lui disant bien de ne rien dire à son enseignant.
 
Cette année, je leur conseille vraiment de plutôt se rendre chez leur médecin traitant pour le faire dépister Covid-19. »
 
Une vie normale
 
En dehors de cet aspect, il se veut rassurant : « Plusieurs questions clés restent à résoudre mais les preuves actuelles suggèrent que les enfants de moins de 15 ans ne sont pas le moteur de la pandémie.
 
Le rôle de l’adolescent dans une telle transmission ne semble pas non plus central mais nécessite davantage d’investigations pour plus de précisions. »
 
Pour lui, la transmission n’est pas un phénomène noir ou blanc mais plutôt un gradient continu de risques dont nous ne connaissons pas encore tout.
 
« Il est évident qu’il y a plus de risques si l’on chante pendant des heures avec 80 adultes revenant de voyage et ne respectant pas les gestes barrières dans un local exigu sans fenêtre… que si on passe à 70 cm d’un enfant masqué dans une cour de récréation. »
 
 
Au cours de l’hiver, lorsqu’un enfant est malade et qu’il arrive avec de la température ou des signes pouvant ressembler à un virus, le coronavirus n’est pas toujours la première inquiétude des médecins.
 
Ils peuvent aussi être confrontés à d’autres pathologies comme une pneumonie bactérienne à pneumocoque ou à staphylocoque, une bronchite…
 
 
Article de V.LI.
 

Commentaires

  • C'est certain que faire dépister inutilement tous les enfants qui tousses et qui auront un temps soit peu de fièvre va être utile ... cela ne va pas engorger inutilement les laboratoires.

    Cette mesure n'a aucun sens

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