Le glanage, une pratique vieille comme le monde.

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« Quand on me demande si on peut venir glaner dans mes champs, je dis toujours oui », témoigne Geoffrey Stasse, agriculteur de Huccorgne (Wanze, province de Liège). « Mais je donne mes consignes sinon, les gens font n’importe quoi ! Certains viennent ramasser juste derrière la machine, c’est très dangereux. D’autres viennent ramasser mes oignons, qui ont été sortis de terre pour sécher mais qui n’ont pas encore été récoltés. D’autres viennent carrément voler : voyant que le champ de carottes est en partie récolté, ils arrachent tout le reste de la ligne ! Je ne vous parle pas non plus des gens qui garent leur voiture n’importe comment sur le champ et que nos machines manquent d’accrocher ».

Convivial et solidaire

Mais tout cela, c’est du passé. Car à Wanze, le GAL (Groupe d’Action Locale) Burdinale-Mehaigne a mis en place le glanage encadré. « Les glaneurs doivent s’inscrire et par des alertes mail, ils reçoivent les infos sur les lieux, les jours et les heures de glanage où ils sont attendus au champ », explique Camille Englebert, chargée de mission au GAL Burdinale-Mehaigne. « Nous avons à ce jour 450 inscrits aux alertes, 7 agriculteurs partenaires et à chaque glanage, on se retrouve à une centaine de personnes sur le champ ».

Bientôt dans le brabant

L’encadrement offert par les bénévoles du GAL permet de garantir aux glaneurs une sécurité sur les produits (consommer des légumes ramassés sur un champ où l’on vient d’épandre du fumier est risqué pour la santé) et apporte aussi une convivialité à l’action puisque le but est de se retrouver tous ensemble sur le champ. L’agriculteur est généralement présent, ce qui permet aux gens de discuter avec lui de ses produits et de le voir autrement que comme le « gars qui pulvérise ». Enfin, il arrive que des glaneurs laissent une partie des produits ramassés pour des associations, ce qui ajoute de la solidarité au geste. Le glanage des haricots vient de s’achever, celui des oignons, des carottes et des pommes de terre va suivre.

Le glanage tel que décliné à Braives, Burdinne, Héron et Wanze séduit d’autres associations. « L’idée est très séduisante et nous la mettrons en œuvre lorsque nous en aurons les moyens », annonce Quentin Triest, chargé de mission au Gal Culturalité de Jodoigne (et de 6 communes du Brabant Est).

PAR F. DE H.

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Commentaires

  • Bonsoir, je souhaiterai m inscrire. Que dois je faire. Merci

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