Grosses menaces sur les guindailles estudiantines liégeoises

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Chaque année, des centaines d’étudiants se font baptiser dans les différentes facultés de l’université de Liège. Les bleusailles – ces activités qui précèdent la cérémonie du baptême – débutent généralement fin septembre pour se terminer deux mois plus tard par une cérémonie initiatique.

Mais cette rentrée ne s’annonce pas des plus festives dans la Cité Ardente.

Vendredi dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny, annonçait privilégier un maximum d’apprentissages en présentiel tout en garantissant la sécurité sanitaire de tous.

Mais pour les étudiants, la rentrée académique ne se limite pas aux activités d’enseignement. Elle englobe également les festivités estudiantines et les baptêmes.

Baptêmes compromis

À l’université de Liège, la Ville, les autorités académiques, ainsi que l’Association générale des étudiants liégeois (AGEL) sont en discussion depuis quelques semaines.

Pour le président de l’AGEL, les baptêmes pourraient être reportés au second quadrimestre.

« Nous sommes prêts à accepter certaines conditions comme la définition d’un calendrier précis, le respect de certains jours et heures ainsi que la mise en place de plus petits groupes, relate Egon Scheer.

En revanche, si les conditions sont trop compliquées, on envisage de postposer les baptêmes. Les facultés qui comptent de nombreux baptisés ne pourront se plier à une restriction drastique du nombre d’étudiants par groupe. Et ce n’est pas envisageable de sélectionner les personnes ayant accès au baptême et d’en priver d’autres. »

 

Dans ce cas, il faudra faire des choix quant à la période de Saints qui se déroule, elle aussi, au deuxième quadrimestre. « Dans tous les cas, nous privilégierons les baptêmes aux autres événements car nous aurons besoin des nouveaux baptisés pour organiser les événements de l’année 2021-2022 », explique le président.

Le recteur de l’ULiège partage également ces inquiétudes : « Dans leur forme actuelle, les baptêmes me semblent totalement exclus. C’est bien trop dangereux », s’exclame Pierre Wolper.

Le président de l’AGEL se montre encore plus pessimiste quant à l’organisation du premier gros événement de l’année académique : « Je pense vraiment que le Bal des Bleus sera annulé », confie-t-il.

Comme le prévoit actuellement le gouvernement fédéral, les événements en intérieurs peuvent accueillir maximum 200 personnes. « Il est impossible de limiter le nombre d’étudiants à 200. Ce ne serait pas rentable pour un tel événement », ajoute le président de l’AGEL.

La suite ? Incertaine

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, salue la maturité des représentants des étudiants : « Il faut savoir, au regard de la situation actuelle, que les guindailles estudiantines, c’est le sommet de ce qu’il ne faut pas faire. La fermeture de la salle de guindaille à Droixhe pour la rentrée me paraît être à envisager, ce serait plus simple et plus sécurisant. »

Pour l’instant, ces décisions n’ont pas encore été actées de façon officielle. « Au vu de l’évolution rapide de la situation sanitaire, les autorités donnent chaque fois les informations au dernier moment », indique Egon Scheer.

Or, certains événements, comme la Saint-Nicolas des étudiants ou la période de Saints, demandent une longue préparation en amont. « Pour ces festivités, c’est difficile de se positionner actuellement, indique Egon Scheer. Le coronavirus nous aura imposé beaucoup de travail pour peu de résultats. »

Article Par Charlotte Hutin

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Commentaires

  • Quid le baptême chez les vétérinaires ?

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