Acheter un vélo ?

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Acheter un vélo ? Ce n’est plus comme avant !  

Les magasins sont vides, la faute au coronavirus mais la donne a changé 

Non, les gens ne se sont pas rués sur les vélos pour se divertir après le confinement. Pourtant, les enseignes spécialisées, grandes ou petites, n’ont plus grand-chose en magasin. C’est bien la faute au coronavirus. On vous explique pourquoi…  

 

Vous l’avez sans doute constaté en entrant dans l’un des magasins de l’enseigne Decathlon. Les rangées habituellement dévolues aux bicyclettes sont vides.
Archi-vides.
Vous vous dites que c’est probablement dû au confinement que nous avons vécu. Que les gens se sont rués sur les deux roues dès la réouverture des magasins. C’est un peu vrai mais le rush n’a pas duré deux semaines.
 
« En fait, la donne a changé depuis le confinement », explique Erwan Segalen, leader vélo chez Decathlon Belgique. « Ce n’est pas parce que nous n’avons plus beaucoup de vélos dans les rayons que nous n’en vendons plus. Nous les vendons différemment ».
 
Le client a en effet pris l’habitude d’aller sur le site internet.
« Et il commande son vélo par ce biais.
 
Soit il opte pour l’option clic and collect, soit on lui livre à domicile ».
 
Des milliers de vélos continueraient à être produits et vendus chaque semaine chez Decathlon.
 
« Nos usines de production n’arrêtent pas.
 
Elles ne se trouvent pas en Chine mais en Roumanie ou au Portugal ».
 
Par contre, confirme-t-il, Decathlon travaille désormais en flux tendu.
 
« Cela veut dire qu’on n’a pas de surstock et que, s’il y a une hausse des températures et que les gens se ruent sur les vélos, on ne peut pas les satisfaire directement ».
 
Par contre, concède notre spécialiste, il y a un problème au niveau des composants qui sont, eux, produits en Asie. « Nous avons en effet des problèmes de livraison. Surtout pour les pièces concernant les vélos électriques ».
 
 
Jérôme Neut qui est responsable d’un petit magasin spécialisé dans la vente de vélos rencontre quant à lui des problèmes au niveau du stock.
 
« Pas de stock »
 
« Comme les autres, je suis en rupture de stock depuis plusieurs semaines.
 
D’habitude, j’ai toujours vingt-cinq vélos en permanence dans mon magasin.
 
Là, je n’en ai que cinq. Et encore, ils viennent d’être livrés il y a quelques jours.
 
Un client m’en a déjà acheté un. Quand je veux recommander un nouveau, on me répond que le délai d’attente est… fin mars 2021 », répond le patron de « La Bicyclette » à Bousval (Brabant wallon).
 
« Nous n’avons rien gagné pendant des mois car nous étions fermés.
 
Puis, cela a été la ruée pendant deux semaines.
 
On a tout vendu… mais il n’y a pas eu de réapprovisionnement.
 
Les marques n’allaient pas produire des modèles 2020 alors que la collection de 2021 devait être présentée en juillet ».
 
Or, la production a pris du retard.
 
On est même pénurie en chambres à air qui sont produites en Asie.
 
Notre interlocuteur lâche : « Qu’on ne vienne pas me dire qu’on s’en est mis plein les poches en vendant des tonnes de vélos.
 
Ce n’est malheureusement pas vrai ».
 
Article de PIERRE NIZET
 
 

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