Voici les questions que les parents se posent pour le retour à l'école

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Retour à l’école: voici les huit questions que les parents se posent

À un peu plus de deux semaines de la rentrée, on tente de répondre le plus clairement possible aux huit questions que vous, parents, vous vous posez.

1 Aurai-je le choix de remettre mon enfant à l’école en septembre ou pas ?

La ministre de l’Education (Caroline Désir, PS) a été très claire : dès le 1er septembre, l’obligation scolaire sera pleinement rétablie. Fréquenter ou non l’école, ne sera plus laissé à la libre appréciation des parents.

La Belgian Pediatric Covid-19 Task Force vient, par ailleurs, de publier une lettre ouverte où elle insiste sur le fait « qu’éloigner les enfants des écoles (comme cela a été le cas au printemps, NdlR) suggérait qu’elles constituaient des endroits dangereux, une idée totalement fausse que nous devons rapidement corriger (…) Cela va beaucoup plus loin que l’acquisition de compétences (…) Plusieurs études ont montré la gravité des risques psychosociaux que représente la fermeture des écoles pour les enfants et les adolescents, surtout ceux issus de groupes vulnérables. »

2 Y a-t-il un risque à remettre mon enfant à l’école ?

« Non », répondent les pédiatres de la task force. « Les camps de jeunes organisés cet été peuvent jouer le rôle d’exemple. Grâce à une approche réfléchie, on n’a déploré qu’un nombre limité d’infections et, jusqu’à présent, aucun foyer majeur. Grâce aux recherches scientifiques et épidémiologiques, on sait que les risques pour la santé des enfants et des ados sont minimes et que la transmission du Covid-19 est limitée. » Le nombre limité de contaminations lors de la reprise des cours en mai et juin sont d’autres indicateurs rassurants.

 
 

3 Pourquoi obliger les enfants de plus de 12 ans à mettre un masque ? Ils n’en portaient pas dans les camps scouts…

La circulaire de juin dit que les élèves portent le masque dans tous les contacts si la distance physique ne peut être respectée. Il peut être temporairement enlevé si l’état médical de l’élève l’impose ainsi que pendant des pauses ou activités sportives. Mais les pédiatres de la task force proposent néanmoins des mesures moins « radicales » : pas de distanciation minimale de 1,5 m entre élèves à l’intérieur de leur « bulle de classe » (mais bien entre élèves et adultes) et l’utilisation rationnelle du masque pour les plus de 12 ans, surtout hors de sa bulle de classe (lors de l’arrivée à l’école, des déplacements dans les couloirs, etc.).

4 Les enseignants devront-ils aussi porter le masque ?

Oui, bien sûr. Dans tous les contacts, si la distance physique ne peut être respectée et pendant le cours, lorsqu’ils parlent à voix haute. Des mesures supplémentaires sont prévues pour le personnel de l’enseignement spécialisé : port du masque systématique, lavage des mains encore plus fréquent, port de gants jetables pour tout acte de nursing, etc.

5 Les mesures d’hygiène continueront-elles à être respectées ?

Oui, cela va de soi. Les règles de base (lavage des mains, gel hydroalcoolique…) ne changent pas, « même si le protocole de l’ONE a déjà été un peu assoupli pour tenir compte de la réalité des écoles », explique-t-on au cabinet de la ministre Désir. Il en va de même pour les consignes liées au nettoyage des locaux, à leur aération ou à la gestion des arrivées et des sorties d’élèves.

6 On parle d’enfants qui restent dans leur bulle de contact, mais comment cela va-t-il se passer à la cour de récré, à la cantine ?

L’utilisation de la cantine ou de la cour de récré se fait normalement si le code de couleur est jaune. S’il passe à l’orange, les élèves restent dans leur bulle de contact à la récré et pour les repas. Des repas chauds seront néanmoins possibles.

7 Que va-t-il se passer lorsque mon enfant n’ira pas à l’école ? Quid du travail à distance ?

On parle ici des secondaires. Jusqu’à nouvel ordre, les travaux à réaliser à domicile le mercredi (code de couleur jaune) seront distribués aux élèves en classe et, comme le souhaitent plusieurs réseaux scolaires, de la matière nouvelle pourra y figurer. Un dispositif spécifique doit être prévu pour les enfants qui n’ont pas d’ordinateur à la maison (accueil dans le local informatique de l’école, dans des bibliothèques, écoles de devoir, etc.).

8 Vu ce qui s’est passé au printemps, comment l’école va-t-elle s’y prendre pour résorber le retard scolaire qu’a pu subir mon enfant ?

Il est demandé, avec insistance, aux enseignants, de repérer le plus vite possible (dès septembre), les éventuelles difficultés ou retards d’apprentissage pour chaque élève. Devra en découler un accompagnement personnalisé.

 

Article Par Didier Swysen

Journaliste à la rédaction Générale

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