Seule, la Belgique n’achètera pas le vaccin russe

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La course aux vaccins contre le coronavirus prend des airs de guerre froide.
 
Mardi, le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu’un vaccin avait été développé par l’institut Gamaleïa, un centre de recherche d’État situé à Moscou. Baptisé « Spoutnik V », en référence au premier satellite soviétique mis en orbite, ce vaccin a notamment été inoculé... à la fille du président !
 
La phase 3 des essais cliniques, auprès de milliers de sujets, doit quant à elle débuter ce mercredi tandis que la production est annoncée pour septembre.
 
La question qui se pose aujourd’hui c’est de savoir si la Russie n’a pas brûlé quelques étapes pour arriver en tête de la course aux vaccins qui anime de nombreux pays. Au mois de mai, on apprenait que des scientifiques de l’institut Gameleïa s’étaient inoculé un prototype de vaccin.
 
Certains chercheurs ont également témoigné leur scepticisme face à la rapidité de développement du vaccin russe. Selon eux, certaines étapes pourraient avoir été sautées. Des accusations que réfute Moscou.
 
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) réagit prudemment. Elle rappelle que la « pré-qualification » et l’homologation d’un vaccin passaient par des procédures « rigoureuses » et que les discussions se poursuivent avec Moscou.
 
Une vérification indépendante et scientifique devra être effectuée. Néanmoins, la Russie a d’ores et déjà annoncé que « plus d’un milliard de doses » ont été pré-commandées par 20 pays. La Belgique ne figure pas sur la liste. Selon le cabinet de la ministre de la Santé, Maggie De Block, notre pays ne passera aucune commande de vaccins isolée. Et ce, quel que soit le fournisseur. « La Belgique soutient l’initiative de la Commission européenne de négocier avec l’industrie pharmaceutique pour approvisionner l’ensemble de l’Europe et garantir que chaque pays puisse obtenir suffisamment de doses », précise sa porte-parole.
 
Pour l’instant, Bruxelles envisage un contrat avec Sanofi et son partenaire GSK pour une commande de 300 millions de doses au nom de l’ensemble des États membres. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a toutefois indiqué que des discussions étaient en cours avec d’autres sociétés, sans préciser lesquelles. « L’Europe investit dans un portefeuille diversifié de vaccins prometteurs, fondés sur différents types de technologies. Cela accroît nos chances d’obtenir rapidement un remède efficace. »
 
Article de SA B 
 

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