Refuges : augmentation des abandons cet été

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Les mois de juillet et août sont généralement noirs en ce qui concerne les abandons d’animaux.
 
Les vacances poussent de nombreux propriétaires à se séparer de leur animal et les refuges se retrouvent submergés.
 
On constate tout de même une légère différence par rapport à l’année passée.
 
À la SPA de Charleroi, notamment. « Nous avons plus d’entrées qu’en mars-avril mais pas celles que l’on pourrait avoir au moment des vacances. Ce qui semble logique puisque les gens partent moins.
 
Nous craignons surtout la période de septembre-octobre avec la rentrée, lorsque les gens seront moins chez eux », avance Nathalie Van Namen, directrice adjointe.
 
Du côté de la SRPA de Liège, le refuge est pratiquement complet. « Nous avons 70 chiens pour une capacité de 125.
 
Concernant les chats, nous en avons 136 pour la même capacité », affirme le directeur Fabrice Renard.
 
« Durant le confinement, on a fait énormément d’adoptions et constaté peu d’abandons, mais la tendance s’est inversée depuis trois semaines. Est-ce la période de vacances qui fait que ?
 
On se disait qu’il y aurait moins de déplacements à l’étranger cette année, mais cela ne semble pas être le cas ».
 
La canicule n’aide pas
 
L’ASBL Sans Collier, à Perwez, déplore également une forte augmentation des abandons et un refuge plein à craquer.
 
Alors qu’ils avaient diminué de 35 % pendant le confinement, avec une augmentation des adoptions de 20 %, ils reprennent de plus belle puisque, de fin mai à début août, les prises en charge ont grimpé de 10 % par rapport à 2019.
 
« Tout ce qu’on a pu vider pendant le confinement, nous l’avons rattrapé », regrette Sébastien de Jonge, directeur. Aujourd’hui, la structure compte 150 chats et 75 chiens, contre 80 et 60 habituellement.
 
« Avec la canicule, il y a encore moins d’adoptions, ce n’est pas une situation appréciable pour nous. »
 
 
De plus, l’été est une saison propice aux naissances de chatons.
 
C’est donc aussi un moment critique pour les refuges. « Nous avons clairement plus de chats en ce moment », indique Fabrice Renard.
 
« Le problème du chaton est qu’il doit être suffisamment âgé pour être stérilisé et ensuite mis à l’adoption.
 
Il s’agit parfois d’un long laps de temps. »
 
En effet, en Belgique, les refuges ont l’obligation légale de stériliser les jeunes chats avant qu’ils ne soient adoptés.
 
« On doit passer par la stérilisation avant le placement si on veut, à l’avenir, avoir moins de chatons dans les refuges.
 
Les placer avant de les opérer n’est pas légal, car les propriétaires font parfois l’impasse sur la stérilisation. »
 
Article par ROXANE MALPOIX
 

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