A mi-temps à l’école ???

Lien permanent

Rentrée : les écoles pensent déjà à l’orange  

A mi-temps à l’école ? Les réseaux alors favorables à l’enseignement   à distance de nouvelle matière 

Officiellement, la rentrée scolaire est toujours prévue en tenant compte du « scénario » de couleur jaune.
 
Si les autorités de la Fédération espèrent ne pas devoir passer à l’orange, la hausse des contaminations ne l’exclut pas, à tout le moins dans certaines zones.
 
Les écoles en tiennent déjà compte dans leur préparation, nous dit-on.
 
Cela aurait de lourdes conséquences pour l’enseignement secondaire, les classes étant coupées en deux et les enfants ne passant que deux jours par semaine à l’école.
 
Ce qui remet sur la table la question de l’enseignement à distance de nouvelles matières : interdit jusqu’ici, il a aujourd’hui les faveurs de plusieurs réseaux scolaires.  
Fin juin, une circulaire présentait les quatre couleurs qui rythmeront les prochains mois d’école, à commencer par la rentrée de septembre : vert (risque nul), jaune (risque faible), orange (risque modéré) et rouge (risque élevé).
 
Du jaune à l’orange
 
Vu que le vert est pour l’instant inaccessible (il sera éligible lorsque nous aurons un vaccin), c’est sur base du code jaune qu’autorités et écoles ont travaillé jusqu’ici.
 
« Depuis le début, nous savons que le code orange est tout à fait envisageable », reconnaît Julien Nicaise, le patron de Wallonie Bruxelles Enseignement (WBE).
 
C’est dire si nombre d’écoles en ont déjà tenu compte dans leur travail préparatoire.
 
« Il faudra apprendre à jongler avec les couleurs tant que le virus sera là », précise-t-il encore.
 
Aujourd’hui, le code jaune reste donc d’actualité. Sera-t-il bientôt remis en question ?
 
Hier, le ministre de l’Enseignement flamand Ben Weyts annonçait qu’il prendrait sa décision dès ce vendredi…
 
En l’absence de toute réunion du Conseil national de sécurité (CNS). Et il enfonçait le clou : c’est aux Communautés de bouger.
 
 
Qu’en pense-t-on à la Fédération Wallonie Bruxelles ?
 
Au cabinet du ministre-président, Pierre-Yves Jeholet (MR), on insiste sur le fait que les Communautés se parlent, que l’on tiendra compte de l’avis des experts et que l’on espère une position commune pour tout le pays...
 
Même s’il n’est pas exclu qu’elle soit différente d’une Région à l’autre, parfois même dans certaines zones à l’intérieur des Régions.
 
Comme les chiffres des contaminations semblent doucement se stabiliser, on espère pouvoir garder le code jaune.
 
Passer du jaune à l’orange n’a pas de grandes conséquences dans l’enseignement fondamental où, quel que soit le scénario, les enfants viennent tous à l’école tous les jours.
 
Seules les excursions seraient annulées, en cas de code orange, et la prise de repas devrait se faire « dans la bulle de contacts » (la classe) et plus à la cantine.
 
Deux jours à l’école
 
En secondaire par contre, passer du scénario jaune (quatre jours à l’école, sauf le mercredi) à l’orange est lourd de conséquences : les classes sont coupées en deux et les élèves ne viennent plus que deux jours par semaine à l’école.
 
Ce qui repose la question de l’enseignement à distance de nouvelle matière, qui avait été interdit lors de la suspension des cours au printemps dernier.
 
« Pour moi, c’est évident que de la matière nouvelle devrait alors être enseignée à distance », explique Julien Nicaise, d’ailleurs sur la même longueur d’ondes que le Segec, la coupole qui chapeaute les écoles catholiques… M. Nicaise précise qu’il n’en a pas discuté avec les autres réseaux, ni avec la ministre.
 
Cela repose aussi le problème de l’égalité entre les enfants.
 
« Les enfants seront au moins deux jours à l’école chaque semaine : il sera donc plus facile de leur donner du boulot pour la maison », explique le patron de WBE.
 
« L’école pourra prêter, le cas échéant, un ordinateur aux enfants qui n’en auraient pas.
 
De gros efforts ont été fournis ces derniers mois pour doter les écoles en matériel informatique », précise encore celui qui plaide, malgré tout, « pour la rentrée scolaire la plus normale possible ».
 
Par  Didier Swysen  Dans Les éditions  Sudpresse

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel