Boire la tasse peut avoir de lourdes conséquences !

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La chaleur est accablante, un petit plongeon nous fait donc le plus grand bien.
 
 
En jouant et en profitant de la fraîcheur, certains boiront la tasse.
 
Si ce petit acte est souvent anodin, il peut parfois conduire au pire : une noyade sèche ou secondaire.
 
« Ce type de noyade est très peu connu de la population.
 
Il touche essentiellement des enfants.
 
Ces derniers peuvent développer un syndrome de détresse respiratoire aiguë ou une pneumonie infectieuse quelques heures après la baignade.
 
L’œdème se développe durant ce temps. Notons toutefois que les études ont montré qu’au-delà de 8 heures, les risques sont quasiment nuls.
 
C’est pourquoi après une baignade, il faut consulter son médecin si des symptômes persistent : une toux incommodante, des douleurs dans le thorax, des difficultés respiratoires, une grande fatigue… », nous confie Nicolas, médecin généraliste.
 
« Il est donc essentiel de sensibiliser les parents, les enseignants, les moniteurs de plaines ou de camps scout… à ce phénomène.
 
Il ne faut toutefois pas avoir peur à la moindre quinte de toux. Les noyades sont extrêmement peu fréquentes en Belgique et les noyades sèches ne concernent que 1 % de ces dernières », conclut Nicolas.
 
Une cinquantaine par an
 
On recense en moyenne une cinquantaine de noyades par an dans notre pays. Certaines populations sont plus à risque. « La population la plus à risque est celle des enfants de moins de 4 ans, avec un pic entre 1 et 2 ans.
 
Les garçons sont 2 à 4 fois plus à risque que les filles. La grande majorité des noyades dans les pays à revenus élevés surviennent en piscine ou en baignoire.
 
Dans plus de 90 % des cas, les enfants sont seuls et l’absence de surveillance constitue, après l’âge, le principal facteur de risque », expliquent plusieurs scientifiques dans la Revue Médicale Suisse.
 
Ils ont mené une vaste étude en Europe. « Les circonstances des noyades sont également dépendantes de l’âge.
 
Les enfants de 1 à 4 ans sont plus à risque car ils se déplacent mais sont incapables de reconnaître les dangers.
 
Chez l’adolescent et le jeune adulte, la consommation d’alcool ou de toxiques aux abords de l’eau sont les principaux facteurs de risque.
 
On retrouve une alcoolémie significative chez 30 à 70 % des victimes de plus de 15 ans. La présence de comorbidités est un facteur de risque 
 
Par Alison Verlaet 
 

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