Des contrôles jusqu’à votre porte !

Lien permanent
Ça s’active du côté du tracing ! Plus de 275.000 voyageurs ont déjà rempli leur formulaire d’identification indispensable pour rentrer en Belgique.
 
Un formulaire à partir duquel s’enclenche la machine : vous entrez dans la base de données de Sciensano.
 
A priori, si vous revenez d’une zone verte ou orange, on vous laisse tranquille…
À moins que la machine ne détecte que vous avez été en contact avec une personne testée positive.
 
On y reviendra.
 
Pour les zones rouges, vous avez l’obligation de vous mettre en quarantaine et de réaliser un test de dépistage.
 
Et les autorités comptent s’en assurer « très prochainement ».
D’après les premiers chiffres, environ 5 % des voyageurs reviennent d’une zone rouge.
 
Ces derniers ont donc dû recevoir un code d’activation pour procéder au dépistage.
 
Mais tous ne s’y rendront probablement pas d’initiative. « On estime qu’un tiers le fait spontanément tandis que les deux tiers ne le font pas », indique Karine Moykens, présidente du comité interfédéral Testing & Tracing.
 
Le relais est alors passé aux Régions. En Wallonie, c’est l’Agence pour une vie de qualité (Aviq) qui reprend le flambeau. Les agents du call center contacteront les réfractaires.
« Dans chaque Région, il y a désormais une base légale pour procéder de la sorte », se félicite Karine Moykens.
« Il y a aussi la possibilité d’envoyer des agents sur le terrain pour discuter avec les personnes et leur expliquer notamment l’importance de la mise en quarantaine. »
Du côté de l’Aviq, on affirme que la mise en place du dispositif est proche.
 
Dans le formulaire, vous devez également indiquer le numéro de votre vol et votre siège.
« Si vous étiez assis à côté d’une personne dont le test se révèle positif, vous serez contacté », souligne la responsable.
Et cela, même si vous revenez d’une zone verte et que votre voisin est testé positif dans un autre cadre.
 
Vous avez séjourné dans le même hôtel qu’une personne testée positive ?
Là aussi, vous pourriez être contacté.
Le travail sera par contre un peu plus fastidieux : vu que l’hébergement n’est pas demandé sur le formulaire, le lien ne s’établira pas automatiquement.
Par contre, la personne positive sera contactée, devra indiquer où elle a séjourné et si elle a été en contact avec d’autres personnes, belges ou non.
Dans le premier cas, le call center vous appelle.
Dans le cas d’un contact avec une personne étrangère, les autorités de son pays pourront aussi être averties.
 
Retrouver l’hôtel
 
Les données reprises dans le formulaire sont précieuses.
Grâce à elles, on pourrait par exemple repérer les zones rouges dont un nombre important de Belges reviennent contaminés.
Et, pourquoi pas, prendre des dispositions spécifiques en conséquence.
« Normalement, c’est possible », confirme Karine Moykens.
« On ne le fait pas actuellement mais on pourrait le faire à la fin. »
 
De même, les autorités ne diront pas : « Attention, dans telle commune, on observe énormément de retours de telle zone rouge ».
Ce type d’informations pourrait par contre être révélé lorsqu’un foyer voit le jour.
« S’il y a beaucoup de contaminations dans un village, on va essayer de voir s’il n’y a pas un lien.
Et si on découvre qu’ils ont tous été dans le même hôtel, on va voir s’il n’y a pas d’autres gens qui y ont séjourné. »
 
Le formulaire est en quelque sorte une première étape vers le lancement de l’application de tracing prévu à la mi-septembre.
Grâce à lui, les autorités sanitaires peuvent identifier un certain nombre de vos contacts.
« On connaît les gens qui nous entourent. Ici, l’objectif est de découvrir les autres personnes qui nous ont entourés à un moment donné. »
 
Article   SABRINA BERHIN
 
 

7ao.jpg

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel