Une Marchinoise affirme avoir été battue par son fils de 44 ans

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Le 9 juin dernier, une aide familiale se rend chez une bénéficiaire à Marchin.

Elle constate que la dame porte plusieurs traces de coups sur son corps et au visage.

La dame en question explique que c’est son fils, revenu de soirée vers 01h00, qui est l’auteur des coups.

L’homme, âgé de 44 ans, logeait depuis plusieurs semaines au domicile pour « venir en aide » à sa maman.

Durant la nuit, Didier aurait attrapé la dame, ayant des difficultés pour se déplacer, et l’aurait jetée sur sa chaise avant d’envoyer le tout au sol.

Après une vingtaine de minutes, l’homme aurait alors relevé sa maman avant de lui donner des claques au visage.

Après les déclarations de la victime, l’aide familiale contacte un médecin qui constate les marques et prévient la police.

Le quadragénaire, alors à l’étage, est finalement interpellé et privé de liberté.

« Je vais faire un geste humanitaire et te relever »

Jeudi, il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy.

Il a réfuté les faits reprochés : « Je n’ai pas porté de coups en rentrant car je ne l’ai pas vue.

Elle a pu tomber dans les escaliers comme cela a déjà été le cas par le passé.

Elle pouvait également m’en vouloir d’être allé chez mon frère, avec qui elle est en conflit, quelques jours plus tôt ou parce que j’allais quitter le domicile après le confinement ».

Une version rejetée par l’administratrice des biens et de la personne, conseil de la victime : « Le prévenu n’est pas venu aider pendant le Covid.

Il logeait sur place depuis environ 1 an et demi.

J’ai reçu un mail au moment du confinement total de la part du service d’aide familiale expliquant la situation et la violence du fils.

Le 9 juin, il a fait preuve de cruauté ».

D’après les propos de la dame, Didier aurait déclaré : « Je vais faire un geste humanitaire et te relever ».

La partie civile a demandé 500 euros à titre provisionnel.

Il risque de la prison ferme

Lors de son réquisitoire, la substitut du procureur du Roi a rappelé que la maman avait subi une incapacité de travail de 12 jours et que le prévenu avait modifié ses déclarations depuis la date des faits.

Déjà condamné pour le même type de prévention et pour alcoolémie – ivresse, le parquet a requis 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pour la moitié de la peine.

Le conseil du prévenu a de son côté mis en évidence que les parties se trouvaient dans une situation où la parole de l’un était confrontée à la parole de l’autre, vu l’absence de témoin direct.

Selon l’avocate, aucun élément ne confirme qu’il y a bien eu des coups portés cette nuit-là.

Elle a plaidé pour l’acquittement de son client, actuellement en détention, à titre principal.

Subsidiairement, elle a demandé un sursis probatoire ou une peine de travail.

Jugement le 20 août.

Article et rédaction Par M.GI.

 

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