Les SMS envoyés à Nandrin, «une fausse bonne idée» pour le Tracing des clients

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Tracing des clients: les SMS envoyés à Nandrin, «une fausse bonne idée»

Lors de la réunion, ce lundi, entre les bourgmestres de l’arrondissement Huy-Waremme et les services du Gouverneur de la Province de Liège, Michel Lemmens, bourgmestre nandrinois, a demandé si l’envoi de SMS par les clients dans les établissements Horeca qu’ils fréquentent était légal. En effet, sur son territoire, deux cafés le proposaient à leurs clients, à l’initiative de Pascal Ligotti, à la tête de l’Apero Café, suivi par le Café des Sports de Villers-le-Temple.

Un système plus facile que la version papier « dans la mesure où la majorité de mes clients sont des habitués. Ils me suivent sur Facebook et m’ont sur Messenger, ou alors possèdent mon numéro de GSM. C’est donc très facile de m’écrire un petit message en arrivant et en partant », nous expliquait Pascal Ligotti ce dimanche. Quant aux clients de passage, le patron nandrinois venait leur expliquer sa démarche et donnait son numéro de GSM, tout en inscrivant tout de même leur nom sur une feuille. Une façon de s’assurer aussi que le numéro de téléphone communiqué était le bon.

« Pas suffisant »

Après vérification, ce système n’est pas valable. « Il n’est pas suffisant, confirme Michel Lemmens. Cela est dû au Règlement général sur la protection des données (un règlement de l’Union européenne qui constitue le texte de référence en matière de protection des données à caractère personnel NDLR). Il n’y a par ailleurs pas de garantie que les SMS seront « détruits » après le délai prescrit. La bonne manière de faire, c’est d’imprimer les documents officiels. C’était une fausse bonne idée », commente le bourgmestre.

Les deux tenanciers ont été avertis par le mayeur et ont reçu la visite de la police locale. « Il s’agissait d’un passage en toute sympathie, assure Michel Lemmens, on est dans la prévention, pas dans la répression. Nous avons d’ailleurs demandé, à l’échelle de la zone de police, un passage régulier dans les différents cafés et restaurants afin d’aider les gérants, les rassurer, et les informer. »

« Je ne suis pas un révolutionnaire »

Pascal Ligotti s’est quant à lui conformé à la réglementation. « J’ai imprimé les documents officiels qui se trouvent sur le comptoir et que les clients doivent désormais remplir à la main. J’ai reçu un message du bourgmestre et la police est venue me voir. Je ne suis pas un révolutionnaire, j’ai compris pourquoi les messages n’étaient pas autorisés, je me plie à ce qu’on me demande. Mon système était plus précis car on avait l’heure d’arrivée et de départ, ce qui n’est pas le cas dans la version papier, mais la loi est la loi », conclut-il, philosophe.

 

Article et rédaction Annick Govaers 

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