De plus en plus de dénonciations, délation auprès de la police, politiques etc ! Ça balance pas mal !!! même dans les petits villages

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Confinement, déconfinement, reconfinement partiel : il y a de quoi ne plus s’y retrouver. D’autant plus que le respect des règles sanitaires en conséquence de cette crise sanitaire un côté très polarisant.

Port du masque, rassemblements sociaux, respect de la bulle sociale : autant d’éléments qui ont suscité l’adhésion d’une grande partie de la population. Mais pas de tous les citoyens et c’est là que s’est formé un système de délation auprès des services de police. Des personnes estimant suivre les règles ont souvent interpellé les policiers pendant la période de confinement. Et même pendant le déconfinement !

Dénonciation, pas délation

Le durcissement des mesures, que l’on sentait arriver depuis un petit temps, a relancé ce mécanisme.

Le constat a été effectué à Namur, Bruxelles ou Liège.

Moins à Charleroi où la police met en avant un tassement de ce type de plaintes.

« La position de la zone de police est de répondre à toute réquisition, afin de vérifier la situation et de verbaliser les constatations d’infractions », constate le commissaire David Quinaux.

« Il y a une hausse des appels des citoyens », observe de son côté Olivier Libois, chef de corps de la zone de police de Namur.

« Mais je préfère parler de dénonciations plutôt que de délations qui ont un motif plus méprisable.

Lorsque nous recevons ces appels, nous nous livrons d’abord à une analyse macroscopique.

On essaie de voir si nous devons orienter nos contrôles vers un quartier ou un créneau professionnel spécifique. Un exemple : si 80 % des night-shops reviennent dans les plaintes que nous recevons, nous y accorderons de l’attention. Sans ça, nous n’avons pas de raison de le faire. »

« Il n’a pas son masque »

Les cas les plus fréquents ?

« Les plaintes sont le plus souvent individuelles.

Une personne en balance une autre parce qu’elle ne porte pas de masque.

On a parfois quelques plaintes au niveau du respect des distances dans l’Horeca même si, à Namur, 99 % des établissements ont bien collaboré.

On a simplement constaté certains oublis par rapport à la distance du 1m50 lorsque les gens se faisaient dos. »

« Les mesures devenant plus restrictives, les appels ont effectivement tendance à augmenter », reconnaît également Jadranka Lozina, porte-parole de la zone de police de Liège.

« La dénonciation d’infractions a toujours existé.

Ces informations permettent à la police de réagir, de vérifier l’information et de constater les faits.

Dans le cadre d’une police de proximité, nous adaptons alors la réaction adéquate par rapport aux faits dénoncés. »

« Nous avons un peu plus d’appels de ce style », confirme Ilse Van de Keere, porte-parole de la zone de Police Bruxelles-Capitale Ixelles.

« Personne ne veut vivre dans une société de délation et nous misons principalement sur le civisme et le bon sens de notre population.

Maintenant, nous avons également un rôle à jouer lorsqu’on nous appelle et que nous constatons une infraction. »

Par JM 

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