Deux fausses infirmières Covid-19 arrêtées !!!

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Depuis plusieurs semaines, les polices de la région liégeoise sont confrontées à une nouvelle forme de vol par ruse : les fausses infirmières Covid-19. Ces dernières, habillées avec des tenues médicales permettant d’entretenir une certaine confusion au sein de la population, proposent de réaliser, gratuitement, des tests de dépistage du Covid-19.

Pendant que l’une des deux infirmières pratique un prélèvement, nasal ou buccal, dans la salle de bains, l’autre fouille les maisons ou les appartements à la recherche de numéraire, de bijoux ou autres objets de valeur. Plusieurs vols de ce type avaient été signalés dans la zone de police d’Ans/Saint-Nicolas ou encore dans la zone de Grâce-Hollogne/Awans.

Mais c’est finalement à Vottem que deux jeunes infirmières ont été interpellées, mercredi, peu après 13 heures, après deux tentatives de vols, dans le même quartier de Vottem, chez des personnes âgées.

Lors de la première tentative, les fausses infirmières ont été remballées par l’épouse de la victime, âgée de 75 ans, alors qu’elles tentaient de la convaincre d’accepter le test Covid-19.

Les infirmières ont retenté leur chance dans le même quartier de Vottem, toujours chez une personne âgée de 75 ans. Cette fois, elles avaient réussi à entrer. Et pendant que l’une tentait de faire passer le faux test à la victime, l’autre avait commencé à fouiller la maison. Dérangées par un élément extérieur, elles ont pris la fuite.

Des perruques et des tenues

Un témoin des faits a alors prévenu la police de Herstal qui est rapidement arrivée sur les lieux. Les deux femmes ont été interpellées et privées de liberté mais elles ne possédaient aucun objet volé. Elles nient tout, en bloc. Dans la voiture qu’elles utilisaient, les enquêteurs herstaliens ont découvert des perruques et des tenues d’infirmière mais là encore, pas de butin.

Les deux femmes ont été longuement entendues. La mineure a été mise à la disposition du parquet de la Jeunesse. La majeure, elle, a été mise à la disposition du juge d’instruction de service avec une demande de mandat d’arrêt. Elle a, en outre, des antécédents spécifiques. Poursuivie pour tentative de vol au préjudice d’une personne vulnérable, elle risque une peine de prison pouvant aller de trois mois à trois ans de prison et une amende comprise entre 400 et 2.400 €.

Les enquêteurs vont maintenant vérifier si ces deux tentatives sont à mettre en corrélation avec d’autres vols ou tentatives avec le même modus operandi commis à Grâce-Hollogne et à Ans.

Article par A. BISSCHOP

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