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Un Nandrinois entretient la station Princesse Elisabeth

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François Tilman (33 ans) vient de rentrer d’Antarctique où il passe l’hiver depuis 6 ans

 

Couvreur et terrassier en Belgique, le Nandrinois François Tilman devient chauffeur et mécano en Antarctique.
 Son rôle ? Faire tourner la station polaire avec une dizaine de collègues pendant que les scientifiques effectuent leurs recherches.
 « Des journées bien remplies, le plus souvent à l’extérieur, avec un paysage à couper le souffle ».
 
Bien à l’aise dans ses sandales qu’il ne quitte pratiquement jamais, François Tilman (33) se réadapte doucement à son ancien rythme de vie. 
Il vient de rentrer d’Antarctique, après un séjour de 4 mois. «Cela fait six ans que j’y travaille chaque hiver, en fait l’été là-bas. 
Ça fait donc six ans que je n’ai plus connu l’hiver belge », sourit- il. Ce Nandrinois d’origine, qui habite aujourd’hui à Erezée, est couvreur et terrassier à son compte.
 Comment a-t-il atterri au pôle Sud ? «Par le bouche à oreille.
Des copains y étaient allés et m’ont dit que la station cherchait un mandaï, rit-il.
 J’ai donc commencé comme manoeuvre et, au fil du temps, j’ai eu de plus en plus de tâches intéressantes. »
 Cette année, il était chauffeur de dameuses, de bulldozers, de grues et aide mécanicien, après avoir travaillé comme charpentier (pour agrandir les garages en bois). 
«Le plus important, c’est la polyvalence.
 On n’est pas énormément, donc on s’entraide beaucoup. »
Ses journées sont loin d’être « light » : «On commence à 8h et on finit vers 20h-21h. Le temps passe cependant très vite car on fait plein de choses. »
 Le Nandrinois dégage la neige, entretient les machines, monte des constructions métalliques, ravitaille les scientifiques en expédition, va décharger le bateau qui approvisionne la station polaire, à 200 km de là, etc. «Ce n’est qu’une fois par an mais ramener
les containers à la station peut être très long, il faut parfois quatre trajets...
Un aller dure entre 15 et 20h en fonction de la météo, un retour peut prendre entre 25 et 48h ! ». En chemin, le froid peut surprendre.
«Avec le vent, oui. Mais en général,il ne fait que -10° et il y a du soleil.
On travaille parfois en t-shirt ! » La station polaire est réglée sur les heures belges. Mais... «il fait clair tout le temps, alors quand il faut aller se coucher, c’est un peu perturbant. » Belle compensation : un paysage composé tantôt de montagnes, tantôt d’étendues
blanches à perte de vue.
Ils sont 10 à 15 hommes et femmes à faire tourner la station (électronique, électricité, traitement des eaux, cuisine, mécanique, charpente...), en plus des 5 à 30 scientifiques présents. 
Une camaraderie s’est développée, malgré le roulement. 
«On s’amuse bien, on est une bande de copains et une bonne équipe. 
C’est  pour ça qu’on revient.
 Les scientifiques sont très sympas aussi ».
François Tilman deviendra papa fin mai. 
«Si on fait encore appel à moi, il faudra que j’en discute avec ma copine. Un séjour moins long serait un compromis. » 
 
Article de ANNICK GOVAERS dans le journal La Meuse H-W du 21 mars 2014
 
« L’explorateur Alain Hubert est notre chef. C’est un bon gars, très sympathique »
 
La station Princesse Elisabeth a un impact quasi inexistant sur son environnement.
Panneaux photovoltaïques, thermiques, éoliennes, bioréacteur...
«On a un appareil qui transforme la glace en eau potable.
Et tout le monde fait attention à ne pas gaspiller eau et électricité. 
On trie aussi nos déchets et on les évacue par bateau », précise François Tilman.
> L’explorateur Alain Hubert, «le chef » comme il l’appelle, est présent toute la saison (4 mois). 
Il est décrit comme «un bon gars, très sympa. »
 Côté sous, «je ne gagne pas plus en Antarctique qu’en Belgique. »
> Seuls animaux à proximité de la station, deux oiseaux : le pétrel et le skua.
«A la mer, j’ai déjà vu des manchots empereurs et Adélie, des phoques, des orques... Mais pas d’ours polaire, car il n’y en a pas au pôle Sud. » 

 

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