On oublie de rappeler les règles sur les lieux de travail

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Depuis samedi, le masque est donc obligatoire dans les magasins, les cinémas, les musées.


Même les banques ont imposé l’accessoire en leurs locaux ! Pour les employés, par contre, c’est le silence radio.

On ne sait plus si le masque est obligatoire ou non, s’il faut encore respecter les gestes barrières.


LE TÉLÉTRAVAIL RESTE LA NORME


On ignore même si le télétravail est resté la règle.


Dans certains secteurs, il a perdu la cote avec l’amélioration de la situation sanitaire de notre pays et le déconfinement progressif.

Et ne parlons pas du travail à l’extérieur et des chantiers, où la bise et la poignée de main ont repris leurs droits depuis de très nombreuses semaines, comme si l’épidémie avait totalement disparu.


« C’est vrai que plus aucun message n’est relayé vers le secteur du travail depuis de nombreuses semaines », constate le docteur Yves Coppieters, professeur de Santé publique à l’ULB.


« C’est regrettable, parce qu’à ma connaissance, le télétravail reste la norme.

Et il est essentiel qu’au travail aussi, on respecte les gestes barrières : distance sociale et port du masque
quand cette distance ne peut être respectée, hygiène régulière des mains, surface minimale par travailleur
et aération des locaux. »


Le site officiel du gouvernement fédéral confirme toujours aujourd’hui qu’il « est recommandé de télétravailler quand cela est possible. » « Des contrôles sont possibles », rappelle encore le docteur Coppieters.

« Et, quand il y en a, c’est aux conseillers en prévention à s’assurer du respect de toutes ces recommandations qui s’imposent dans tout milieu confiné. »


EN NETTE DIMINUTION 


S’il reste officiellement la norme recommandée par les autorités fédérales, le télétravail est en nette diminution.
Au pic du confinement, pas mal d’entreprises, dans les domaines qui l’autorisaient sont passées au télétravail à
100 %, rappelle l’Union wallonne des entreprises.

Sans pouvoir s’appuyer sur une étude, l’UWE estime que le télétravail se limite actuellement à un ou deux jours par semaine dans ces mêmes entreprises, explique Florie Thomas.

Une enquête menée en juin par l’UWE et SDworx montre que 90 % des employeurs interrogés, issus  principalement des secteurs des services et de l’industrie, sont désormais favorables au télétravail après la crise (pour 50 % avant le coronavirus).


« Le télétravail a véritablement convaincu les PME », analyse Mme Thomas.

« On pense qu’à terme, 43 % des travailleurs pourraient télétravailler et que le temps de télétravail pourrait s’établir à 1 ou 2 jours par semaine.

Les employeurs reconnaissent généralement en lui un facteur de motivation, de bien-être et d’autonomie. » -

Article et rédaction de MICHEL ROYER

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