Un loup aurait été aperçu chez nos voisins de Hesbaye

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Un loup aurait été aperçu à proximité de l’autoroute à Villers-le-Bouillet

La semaine dernière, un automobiliste circulait à proximité de la sortie d’autoroute à Villers-le-Bouillet lorsqu’il aurait aperçu un loup.

Il a alors alerté le « réseau loup de Wallonie », spécialisé pour documenter le plus objectivement possible l’éventuelle réapparition du loup, qui s’est rendu sur place.

« Lorsqu’on nous contacte, on ne sait jamais conclure la présence d’un loup par rapport à un témoignage », explique Alain Licoppe, coordinateur du réseau loup de Wallonie.

L’automobiliste en question n’a pas eu le réflexe de dégainer son appareil photo.

Et sans image, le membre du réseau loup rencontre plus de difficultés pour tirer une conclusion.

« En fonction des critères que l’on a reçus, nous n’écartons pas la piste de la présence d’un loup.

On a déjà vu des loups présents dans des endroits improbables. Cela peut être des individus de passage, à la recherche d’un territoire », ajoute le coordinateur.

Pas une conclusion à 100 % !

Régulièrement, le Réseau Loup reçoit des témoignages via leur site.

« À partir du moment où on n’a pas de photo ou de vidéo, on essaie de prendre le descriptif et de comparer avec les critères qui font penser au loup.

Cela permet de mettre le curseur, davantage vers le loup ou le chien.

Mais on n’arrive pas toujours à une conclusion à 100 % !

En fonction des critères, on peut soit exclure directement le loup et enregistrer l’animal comme un canidé indéterminé. Et à l’avenir, si on reçoit de nouveaux témoignages avec des images, on peut effectuer un recoupement et dire qu’il s’agissait bien d’un loup ou non.

L’information n’est pas perdue mais elle est dans l’attente d’une confirmation », poursuit Alain Licoppe.

Depuis trois ans, le réseau recense les traces de passage de loups en Wallonie. « Nous avons déjà reçu 550 alertes pour toute la Wallonie depuis le mois de mai 2017.

On tourne entre trois et quatre appels par semaine. Si les gens nous contactent rapidement et envoient rapidement leur observation, on essaie d’aller voir sur le terrain.

Avec un indice ADN, cela nous permet de mettre en évidence la présence d’un loup…

Pour le loup dans les Hautes-Fagnes, nous sommes sûrs qu’il s’agit du même individu à chaque fois.

Nous avons une quarantaine d’indices… », conclut le coordinateur.

Article et rédaction Par Amélie Dubois

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