Tu vas en vacances ? attention les pièges du roaming !!!

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Vacances : ne tombez pas dans les pièges du roaming !

La Suisse, Monaco ou encore Andorre sont des paradis fiscaux.

Mais aussi des paradis pour nos opérateurs télécom.

Surtout quand votre smartphone se connecte sur le réseau de l’un de ces pays.

Pourquoi ?

Parce que votre opérateur en profitera parfois pour se « sucrer » un maximum en frais d’itinérance.

En 2019, le service de médiation pour les télécommunications a ainsi reçu 65 plaintes concernant des problèmes de facturation de l’Internet mobile dans l’Espace économique européen.

À cela, il faut ajouter 131 plaintes concernant des problèmes de facturation pour l’utilisation de la 4G en dehors de l’espace économique européen.

Rappel des règles

Depuis le 15 juin 2017, les frais d’itinérance ont été supprimés en Europe.

Cela implique qu’il est désormais possible de téléphoner, d’envoyer des SMS et de surfer comme dans le pays d’origine où est souscrit l’abonnement. Le problème ?

Ces règles ne s’appliquent, en théorie, que dans les pays de l’espace économique européen.

Et de nombreux territoires, que vous traversez parfois furtivement en voiture, ne sont donc pas compris. En Suisse et à Andorre, l’abonné Proximus qui ne dispose pas d’un forfait spécifique paiera 14,52 € par mb téléchargé.

Ça fait très cher la vidéo Youtube regardée par votre fils à l’arrière du véhicule !

 

« Un bon conseil, c’est de toujours vérifier les modalités de son abonnement avant de partir en vacances », nous précise Luc Tuerlinckx, médiateur des télécoms.

« Il faut bien s’assurer que les communications que vous allez émettre sont prises en compte dans votre formule d’abonnement. »

Les différents pièges

Le premier piège, classique, concerne l’internet « illimité ».

Certains abonnements n’offrent pas, par exemple, cette notion d’illimité sur un territoire étranger. En cas de dépassement du volume prévu dans les conditions générales, des frais supplémentaires sont facturés.

Le deuxième piège, le plus pernicieux, concerne des vacanciers qui se trouvent dans une zone frontalière.

Si le téléphone mobile se connecte au réseau d’un fournisseur situé en dehors de l’espace économique européen, sans que l’utilisateur ne le remarque, l’utilisation du GSM sera particulièrement onéreuse.

Pourtant la personne se trouve encore physiquement sur le territoire européen.

Des touristes ont vécu ce genre de blague à Corfou ou en Normandie, face aux Îles Anglo-Normandes.

Le dernier piège concerne les territoires européens situés en dehors de l’espace économique. Suisse, Andore, Monaco, le Vatican, l’Albanie… Attention : parfois l’opérateur inclus certains de ces territoires dans son offre.

Mais le plus souvent, il faut payer très cher l’utilisation de la 4G.

« Quand on reçoit une plainte pour un problème de ce type, nous tentons d’abord de vérifier qu’il n’y a pas eu un défaut d’information de la part de l’opérateur », précise Luc Tuerlinckx.

« Parfois, des clients reçoivent des factures astronomiques de plusieurs milliers d’euros. On peut alors légitimement se demander pourquoi l’opérateur n’a pas pris la peine de couper les services. »

Fixer une limite maximale

Du côté du service de médiation, on regrette que la possibilité de limiter sa consommation ne soit que rarement prévue dans les formules d’abonnement.

« Pour les cartes de crédit, il existe une limite qui sert à la fois à protéger les banques, mais aussi les consommateurs. Notre idée, c’est qu’un tel mécanisme soit mis en place pour les télécoms, où les possibilités de dépense sont actuellement illimitées », nous explique Luc Tuerlinckx, le médiateur des télécoms.

« Suite à notre recommandation, une proposition de loi a été déposée par les députés cdH Vanessa Matz et Maxime Prévot.

La commission Économie de la Chambre va se pencher sur le sujet et nous aurons l’occasion d’y expliquer notre position à la fin juin. »

Pour l’autre problème, qui concerne les connexions indésirables sur un réseau GSM situé en dehors de l’espace économique européen, le service de médiation préconise que les opérateurs belges demandent explicitement l’autorisation des clients en itinérance avant de les connecter à des réseaux étrangers onéreux.

Article et rédaction par GUILLAUME BARKHUYSEN

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