Des milliers d’éoliennes au Groenland pour alimenter l’Europe !!!

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C’est le projet fou de trois chercheurs de l’Université de Liège qui lancent une expédition sur le terrain.

Trois chercheurs de l’Université de Liège ont repéré sur la pointe sud du Groenland des vents en continu de 100 km/h de moyenne.

«Si on y installait des milliers d’éoliennes, affirment ils, on pourrait assurer de l’énergie verte pour l’Europe entière.»

On se croirait revenu au temps des chercheurs d’or. Trois scientifiques liégeois ont préparé une expédition qui part ce mardi de Saint-Malo et qui a pour destination la pointe sud du Groenland.

Son but ?

Y installer trois stations météo automatiques afin de vérifier sur le terrain si leur modèle mathématique est
bien réel.


Et quel est-il justement ?

«Au sud du Groenland existe un phénomène météo particulier, explique Damien Ernst, professeur et spécialiste en électricité à l’ULiège.

Il y a en permanence la conjonction de deux vents importants : - un vent synoptique associé souvent à un anticyclone centré sur l’Islande - et un vent catabatique qui descend des glaciers du Groenland et qui profite de l’inversion de température pour foncer vers la mer.


Ils ont d’ailleurs surnommé leur opération «projet Katabata», du nom du fameux vent.


Ensemble, ils forment des vents de 60 à 80 km/h de moyenne, avec des pointes pouvant aller jusqu’à 250 km/h. Un endroit idéal donc pour y installer des éoliennes par milliers !»


Et disposer d’un vent en continu est justement le principal obstacle à la rentabilité rencontré par les éoliennes placées en Europe.

Elles fonctionnent à peine un quart du temps en Wallonie et la moitié du temps dans l’océan.


VÉRIFIER SUR PLACE
S’il se permet d’affirmer cela,  c’est grâce à son collègue Xavier Fettweis, un spécialiste du climat de l’ULiège, qui a réussi à modéliser mathématiquement le phénomène.

Mais avant d’aller plus avant, il faut bien sûr aller vérifier sur place.


C’est pourquoi un troisième chercheur doctorant liégeois, Michaël Fonder, embarque ce week-end à bord d’un voilier à Saint-Malo pour aller placer ces trois stations météo.

«Il y en aura une dans la vallée glaciaire, une autre au bord de l’océan et la dernière sur une île au large, reprend Damien Ernst.

Elles analyseront les vents jusqu’à dix mètres de hauteur. Ces données météos sont essentielles pour crédibiliser
notre modèle mathématique.»


Le Groenland appartenant au Danemark, aucun scientifique danois n’avait jusqu’à présent pensé à faire la même chose ?


«Curieusement non.

Mais il s’agit aussi d’un endroit où les conditions climatiques sont exécrables.

Il n’y a quasi aucun habitant.

Aucune route et aucun sentier n’y mènent.

C’est pourquoi nous devons absolument nous y rendre en bateau.»


Une fois les trois stations météo installées, elles enverront leurs relevés en continu à l’université de Liège, mais aussi à des chercheurs de Copenhague.

Le Danemark doit absolument être partie prenante de l’opération vu qu’il est propriétaire du terrain.


CE SERAIT BINGO


Et si au bout d’une année de relevés, les résultats s’avèrent concluants ?


«Alors là, c’est bingo, reprend Damien Ernst. Cela signifierait qu’il y a une réelle opportunité à investir massivement dans un parc éolien à cet endroit.

Imaginez des milliers, voire des dizaines de milliers d’éoliennes qui produiraient en continu de l’électricité verte et
à bas prix pour toute l’Europe.


Ce serait magnifique !» Il y a donc un véritable enjeu industriel derrière, mais qui se chiffrerait bien sûr à coups de
milliards. «J’ai déjà évalué le ticket d’entrée à 10 milliards pour la première phase, reprend le chercheur.

Mais l’enjeu en vaut la peine et de grands groupes seraient intéressés.

Pour donner un seul exemple, le groupe français Total fait 110 milliards de chiffre d’affaires par an.»


Trop beau pour être vrai ?


L’histoire est remplie de scientifiques un peu fous qui ont révolutionné la société. -


Article et rédaction par LUC GOCHEL

« Sans la science, on n’arrivera jamais à gagner la guerre du climat »

Entre les partisans de l’écologie pure et dure et les climatosceptiques, Damien Ernst propose depuis plusieurs années
une troisième voie basée sur les progrès scientifiques.

Son credo est que, sans la science, on n’arrivera jamais à gagner la guerre du climat.


«Je n’ai bien sûr rien contre les gens qui acceptent de se priver de tout pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique, explique-til.

Mais ce ne sera jamais suffi sant.»


Et il prend à témoin la situation inédite que notre planète vient de vivre.

«Durant deux mois, l’économie mondiale a été quasiment à l’arrêt. Les usines, les avions, les voitures… Tout tournait au ralenti.

Et savez-vous de combien les gaz à effet de serre ont diminué durant cette période ?

A peine 25 à 30%. Comment voulez-vous atteindre l’objectif de 80% pour stabiliser le réchauffement climatique. En se privant encore trois fois plus ?

Est-ce encore acceptable ?»


C’est pourquoi il croit dur comme fer en son projet de «global grid», un réseau mondial d’électricité verte
qui serait produite à partir d’éoliennes comme celles du Groenland et de capteurs solaires comme ceux du
Mexique.

Le tout interconnecté pour couvrir la planète entière, la partie en sommeil compensant la partie éveillée.
Un rêve aussi ? -
Article et rédaction par LUC GOCHEL

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