L’ancien défenseur du Standard et patron du tennis club de Nandrin envisage un come-back

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Philippe Garot, ancien international belge qui compte plus de 220 matchs à son actif avec le Standard de Liège et a été champion avec Beveren en 1983, envisage un come-back inédit sur les terrains de foot.

Du haut de ses 71 ans, celui qui gère un club de tennis dans le Condroz aimerait en effet retrouver un club de P3 ou de P4 pour la saison prochaine.

Et ce, pour jouer en tant que libero.


Pour une annonce surprenante, c’est une annonce surprenante !

« Oui », assume totalement Philippe Garot, ancien Diable rouge (2 caps en 1979) et joueur du Standard, du RWDM et de Beveren, entre autres.


Cette annonce, relayée par nos confrères de la RTBF, c’est qu’il a envie de recommencer à jouer au foot et de retrouver un club en P3 ou en P4 en vue de la saison prochaine, alors qu’il aura 72 ans en novembre !

Mais voilà, il se sent en pleine forme et le foot lui manque.


« Ce retour, cela fait longtemps que j’y pense. Pourquoi je veux revenir ?

L’envie, tout simplement », confie le Verviétois, qui a aussi porté le maillot du RCS Verviers puis de l’AS Eupen durant sa carrière de joueur et qui a quitté le foot pro à 38 ans, en 1986.

À 53 ans, il évoluait encore à Templiers, en P3, en tant que libero.

« J’ai terminé à l’Étoile Dalhem, en P3.

C’était il y a 7 ou 8 ans, je crois.

Il m’est arrivé de temps en temps de jouer en réserve, mais pas souvent.

Et là, je veux revenir dans une équipe première », souligne Philippe Garot, affûté, déterminé et convaincu que ce come-back est possible.


Il veut jouer comme libero


S’il n’a pas encore de contact concret pour cette reprise, il a par contre déjà un plan en tête.

« Je pense que je ferai comme la dernière fois : j’attendrai que le championnat recommence, je regarderai les équipes qui prennent beaucoup de buts et j’irai me proposer.

En tant que défenseur, évidemment. Je suis libero et je resterai libero. »


On peut tout de même se demander s’il n’a pas de crainte à l’idée d’être opposé à des joueurs de 40 voire 50 ans de moins que lui.

« On verra », répond-il calmement.

« C’est pour cela aussi que je désire reprendre en P3 ou en P4 et pas en P1.

Ce que je pourrai apporter à mon futur club, c’est mon expérience.

Si un club me sollicite, et pas nécessairement en province de Liège, je serai là sans trop de problème. »


Si cette reprise se confirme, on aura sans nul doute affaire à un cas de figure unique en son genre.

« Déjà quand j’avais 45-50 ans, j’étais un des rares de mon âge sur la pelouse, si pas le seul », embraye celui qui gère le Tennis Club du Condroz, à Nandrin mais ne joue pas au tennis.


L’ancien international belge, s’il se sent apte à rejouer au foot, ne compte par contre pas aller s’entraîner en semaine dans son futur club.

« Non, car si je joue le dimanche, il me faudra bien une semaine pour récupérer afin de rejouer le dimanche suivant.

Mais du moment que je tiens la baraque derrière et qu’on me laisse le temps de récupérer entre deux matchs, je suis prêt à tenir 90 minutes.

Il n’y a pas de problème pour reprendre et la remise en condition, ça viendra tout seul. Le sport me manque. »


Quid toutefois des automatismes avec les équipiers, de la condition physique, etc. sans participer aux entraînements ?

Là non plus, cela ne l’effraye pas.

« Je ne crois pas qu’il y aura un manque si je ne m’entraîne pas », reprend avec assurance Philippe Garot, qui est né à Verviers et y est resté jusqu’à ses 20 ou 21 ans, mais a depuis lors quitté l’ancienne cité lainière.

Après avoir résidé à Bruxelles, il est installé du côté de Liège depuis un moment.


Champion avec Beveren


C’est aussi l’occasion de revenir avec lui sur quelques lignes de sa belle carrière pro, lui qui a notamment connu la fusion entre le Daring Molenbeek et le Racing White qui a abouti à la naissance du RWDM.

« J’y suis resté un an puis je suis allé six ans au Standard.

Mais les plus belles années de ma carrière, cela a été à Beveren », confie encore notre interlocuteur, qui a notamment remporté une Coupe de Belgique et un titre de champion avec Beveren.


Le Verviétois a ensuite embrassé une carrière de joueur-entraîneur, notamment au RWDM puis aux Francs Borains, avant de passer par Mons, la Côte d’Ivoire, Seraing ou encore le Standard Fémina en tant que coach.


Le voilà à présent prêt à ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. En tant que joueur, à nouveau…


Article et rédaction Olivier Delfino

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