Des subsides pour aménager des rues pour le respect des distanciations sociales, Un coup de pouce financier à nos communes

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Un coup de pouce financier à nos communes

Afin de pouvoir garantir la distanciation sociale sur la voie publique, des communes réaménagent temporairement leurs rues, ce qui a un coût. Le ministre wallon de la Mobilité vient de dégager une première aide financière, qui devrait être suivie d’une enveloppe plus conséquente.
Deuxième étape de l’aide de la Région aux communes.

Au plus fort du confinement, le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry avait écrit aux bourgmestres pour leur proposer de fermer certaines de leurs voiries régionales à la circulation automobile de manière à ce qu’elles deviennent des espaces sécurisés pour les cyclistes et piétons, comme dans plusieurs villes européennes.

Le SPW Mobilité et Infrastructures pouvait les conseiller et les aider dans cette démarche. Après ce soutien logistique, la Région délie désormais les cordons de la bourse.


« Ce coup de pouce financier s’inscrit dans une démarche plus large de mobilisation régionale inédite pour soutenir les communes dans ces aménagements temporaires », explique Philippe Henry.

Cette fois, il s’agit des voiries communales en ville et non plus régionales.

« Pour des aménagements temporaires, un subside d’une vingtaine de milliers d’euros sera accordé aux communes qui en font la demande (avec toutefois une limitation si les demandes sont trop nombreuses), pour des travaux de peinture, de signalisation, d’installation de barrières, de bacs à fleurs, etc.

Ces aménagements devront être validés par le Service public de Wallonie », détaille le ministre wallon. Cela permettrait notamment d’étendre l’espace disponible pour les terrasses de l’Horeca.


Plafond de 24.000 €


Le SPW a d’ailleurs mis en ligne sur son site dédié à la Mobilité un workshop destiné aux communes pour leur donner des idées d’aménagements, par exemple la création de pistes cyclables, la suppression temporaire d’une bande de circulation que se partageraient les transports en commun et les cyclistes ou l’instauration de nouvelles rues piétonnières.

« Cela peut être aussi des dispositifs ralentisseurs. Les communes peuvent être créatives en fonction de la configuration du terrain qui leur est propre.

Une dizaine de communes pourront bénéficier de subsides, avec un plafond de 24.000 € par commune pour les aider dans la matérialisation de ces aménagements », indique Christophe Blerot, porte-parole du SPW Mobilité et Infrastructures. Et de préciser : « Dans les grandes agglomérations, les administrations disposent de matériels et de services travaux importants.

Ce qui n’est pas forcément le cas dans les plus petites villes. La volonté est d’encourager leurs initiatives ».

 

Ces aménagements s’opèrent dans la continuité de ce qui a déjà été fait sur les voiries régionales. « Nous proposons aussi une assistance technique aux communes qui ne disposent pas d’un conseiller Mobilité. Ce genre de conseiller est capable de réfléchir à des aménagements à l’échelle d’un territoire. Le temps d’une journée, un bureau d’études viendra dans la commune fait un état des lieux et envisager des possibilités d’aménagements », décrit Christophe Blerot du SPW.


Si ce premier coup de pouce financier ne concerne qu’un nombre limité de communes. Le cabinet Henry planche sur une aide plus structurelle. Le ministre compte proposer une extension de l’enveloppe budgétaire dans les prochaines semaines au gouvernement wallon.


Article et rédaction par Yannick Hallet

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