Les températures estivales partout en Belgique de quoi inquiéter nos agriculteurs et nos maraîchers pour leurs cultures.

Lien permanent

La sécheresse met en péril les cultures des agriculteurs et maraîchers

Depuis le mois de mars, les températures estivales ont fait leur apparition partout en Belgique. De quoi inquiéter les agriculteurs et les maraîchers pour leurs cultures. Et certains impacts, se font déjà ressentir.
À quelques semaines de l’été, les agriculteurs et les maraîchers subissent déjà un épisode de sécheresse qui met en péril leur exploitation. Des sécheresses consécutives qui inquiètent davantage. Les températures sont au-dessus des normales saisonnières.


Amaury Poncelet, agriculteur implanté à Berloz en a bien conscience et a été contraint d’irriguer davantage ses cultures. « Je cultive des légumes pour l’industrie de surgélation. J’ai des cultures de haricots, de fèves du marais, de carottes… il faut désormais irriguer pour faire lever les cultures.

Sans cette sécheresse, les cultures n’ont pas besoin d’eau pour démarrer. On irrigue sur la fin mais pas au début.

Cette sécheresse a évidemment un impact financier. Avec l’irrigation, on ne fait pas des rendements supplémentaires mais on sauve les meubles.

Il y a coût tant au niveau de l’énergie, l’usure des machines… », explique-t-il. Voilà déjà plusieurs années consécutives que la sécheresse impacte les exploitants agricoles.

« Cette irrigation demande beaucoup de travail et de main-d’œuvre.

Il faut surveiller constamment ! On est face à une répétition d’années sèches. J’ai peur de l’évolution du climat. Si cette année, on a un été sec, cela va faire mal pour les cultures ». S’il est encore trop tôt pour donner avec exactitude, la perte déjà engendrée par la sécheresse pour Amaury Poncelet, il peut néanmoins déjà dresser un premier bilan. « Pour les chicorées, c’est la catastrophe.

Il a plu même pas 10 mm il y a quinze jours. On a cru que cela allait être suffisant, elles ont commencé à germer puis elles sont mortes. À ce stade-ci, on est déjà à 50 % des chicorées qui sont mortes, je n’avais jamais vu ça », indique l’agriculteur.


Même constat, moins lourd pour le froment, l’esturgeon et les betteraves. « Énormément de betteraves n’ont pas bien levé. On estime à 20 % de non-levées dans la région. C’est vraiment du jamais vu.

En ce qui concerne le froment et l’esturgeon, ils n’ont pas normalement de soif particulière car ils descendent suffisamment bas pour aller chercher de l’eau mais les précipitations n’ont pas été assez importantes. Et certains froments ne sont pas développés.

On estime que le rendement ne sera pas optimal même si on ne va pas crier au loup avant d’avoir été mordu. On ne parle pas de catastrophe, on estime qu’on aura un rendement entre 60 et 70 % d’une année normale ».

Amaury Poncelet possède également du bétail. Là aussi, la sécheresse a un impact. « On a dû nourrir en prairie plus tôt. On se croirait mi-juillet », s’inquiète Amaury Poncelet.
Chez le maraîcher

À Hody (Anthisnes), Laurent Born, maraîcher qui tient le commerce du Jardin d’Antan, a irrigué plus tôt cette année. « Cela représente beaucoup plus de travail que d’habitude à cette saison-ci. C’est un maraîchage et on est habitués à irriguer mais cette année cela a commencé beaucoup trop tôt… déjà au mois d’avril. Cela représente des coûts importants. Une sécheresse au printemps, cela commence à devenir assez inquiétant », indique-t-il.

Article et rédaction par AD 

Source

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel