L’incendie mortel chez Joël Landerwyn à Neuville-en-Condroz est accidentel

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Joël Landerwyn, 61 ans, avait péri dans l’incendie de sa villa.

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Monsieur Joël Landerwyn était très apprécié sur le Condroz, victime de l'incendie mortel à Neupré

Joël Landerwyn (61) était bénévole à Tinlot, Nandrin et Anthisnes

Si on ne connaît pas encore précisément la cause de l’incendie qui a coûté la vie au sexagénaire, l’accident ne fait aucun doute puisque les actes désespéré et criminel ont d’ores et déjà été écartés.


C’était un accident.

On en sait désormais un peu plus sur l’origine de l’incendie qui, dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 mai, a coûté la vie à Joël Landerwyn, 61 ans, le père Noël de Scry.


Le sexagénaire, apprécié de tous et très impliqué dans la vie associative à Scry , avait été piégé à l’étage de sa villa quatre façades, installée avenue des Frênes, à Neuville-en-Condroz.

L’homme, coincé au premier étage, avait été incapable de s’extraire du brasier qui s’était déclaré au rez-de-chaussée de l’habitation.


Durant plusieurs minutes, alors que les flammes gagnaient la maison à grande vitesse, Joël avait parlé avec ses voisins directs pour leur expliquer qu’il était coincé chez lui et que la cage d’escalier était déjà infranchissable.

Ces derniers tentaient, comme ils le pouvaient, de rassurer le sexagénaire en expliquant que les pompiers étaient prévenus et qu’ils seraient bientôt sur place.

Mais voilà, Joël, un homme de lettre, aimait conserver, quasiment compulsivement, toute la littérature qu’il dévorait. Cet excès de livres, magazines et autres objets a probablement contribué à alimenter l’incendie et a précipité sa perte.

Ces mots échangés avec les voisins permettent d’écarter l’hypothèse d’un geste désespéré. Une seule question est sur toutes les lèvres : comment l’incendie s’est-il déclaré ? Et là, c’est toujours la bouteille à encre.


Pas d’accélérant


Dans les heures qui suivaient l’incendie, le parquet de Liège désignait un expert pour se rendre sur les lieux. Très vite cependant, le professionnel avait remis un rapport oral signalant qu’il ne pouvait pas déterminer l’origine de l’incendie et qu’il retournerait sur place le lendemain (le dimanche) avec un chien capable de détecter la présence d’un produit accélérant et/ou de plusieurs foyers.

Là non plus, le chien et l’expert n’ont rien flairé de suspect.

Ce qui, a priori, écarte l’hypothèse d’un acte intentionnel commis par un tiers.
Il reste alors l’accident bête et brutal qui aurait pu être provoqué, par exemple, par un court-circuit électrique ou par un chauffage d’appoint défectueux.


Cette question demeure importante pour la famille et les proches de Joël Landerwyn. Ils vont probablement être questionnés ou parfois réinterrogés afin de mieux cerner les habitudes de vie du défunt et de peut-être y puiser des pistes sur l’élément déclencheur de ce dramatique incendie.

Il faut aussi garder à l’esprit que, parfois, les réponses ne viennent jamais.


Article et rédaction A. Bisschop

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