L’analyse des prix des biens de consommation et leur évolution en un an.

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L’Institut des comptes nationaux a publié son premier rapport trimestriel 2020 sur l’analyse des prix des biens de consommation et leur évolution en un an.

Soit le dernier trimestre avant la crise du Covid-19. Comme vous pouvez le constater sur ces tableaux, le prix de certains produits a « explosé » entre le premier trimestre 2019 et le premier trimestre 2020.

C’est le cas notamment du courrier postal (+13,83 %) ou encore des logiciels (13,40 %).

On retrouve aussi les hôtels, les bijoux, les services domestiques, les voyages qu’ils soient effectués à l’étranger ou en Belgique, ou encore les services bancaires.


Moins chères chaussures


De l’autre côté d’une liste qui compte près de 150 produits.

Ceux qui ont connu une plus grande chute de leur valeur sont le gaz naturel (-16,08 %) et les fruits de mer, qu’ils soient frais ou réfrigérés (-10,66 %).

On retrouve, dans le top 20, les services de téléphonie mobile ou fixe, l’électricité, les télévisions, les lave-vaisselle, les machines à laver, les appareils mobiles, l’huile d’olive ou encore les tests de grossesse et de contraception ainsi que les chaussures.

Qu’elles soient pour les enfants (-2,47 %), les dames (-1,86 %) ou les hommes (-1,12 %).


Au premier trimestre 2020, précise le SPF Économie, l’inflation totale en Belgique, mesurée sur la base de l’indice des prix à la consommation harmonisé, a augmenté pour s’établir à 1,0 %, alors qu’elle n’était que de 0,5 % au quatrième trimestre.

« Cette hausse de l’inflation totale s’explique essentiellement par une baisse des prix moins prononcée pour les produits énergétiques et par une hausse de l’inflation pour les produits alimentaires non transformés et transformés ainsi que pour les services ».

L’inflation, poursuit-on au SPF Économie, demeure plus faible que dans chacun des pays voisins où la moyenne est de 1,5 %.

En Belgique, les prix à la consommation des produits énergétiques ont chuté en moyenne de 6 % en un an, mais cette baisse était de 7,2 % au dernier trimestre 2019.

« À l’exception des carburants, tous les produits énergétiques ont connu une baisse des prix sur base annuelle au premier trimestre.

Suite à la forte chute du cours moyen du pétrole en euro (-17,8 % sur un an), le mazout de chauffage a enregistré lors de ce même trimestre une baisse de prix en glissement annuel de 8,8 % en moyenne ».


On constate que, pour le dernier mois du trimestre en question, celui de mars 2020, la baisse de prix des carburants était de 8,3 %. Avec la crise du Covid-19, on sait que les prix ont continué à baisser avant de remonter ces dernières semaines.


Après trois trimestres de baisse, les prix des produits alimentaires non transformés ont connu une inflation positive (+ 1,9 %). C’est surtout le cas pour la viande de porc (+ 6,5 %), les légumes et les fruits.

Pour ces derniers, la raison de cette hausse est une récolte médiocre.


Article et rédaction par Pierre Nizet

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