Rassemblements interdits !!!Les policiers restent très vigilants!

Lien permanent

Les phases successives de déconfinement permettent aux gens de réadapter progressivement leurs habitudes quotidiennes. Au fil des interdictions levées, les contrôles policiers relatifs au respect des mesures de confinement évoluent également. Logique.


Plus question de contrôler la justification de vos déplacements, ce serait trop compliqué à partir du moment où les magasins ont pu rouvrir leurs portes et où les activités sportives en extérieur sont désormais autorisées.

Les missions Covid-19 se restreignent donc pour la police.

« C’est normal et, d’un autre côté, nous retrouvons d’autres faits sur lesquels nos hommes doivent de nouveau travailler : les excès de vitesse, les vols, etc. », explique Jean-Pierre Descy, chef de Corps de la zone de police Condroz-Famenne.

« Aujourd’hui, dans le cadre du Covid-19, on contrôle et on verbalise surtout les rassemblements de personnes qui restent interdits. »


Les règles changent vite!


« Au fil des jours, avec les nouvelles mesures gouvernementales qui s’assouplissent, il devient compliqué de vérifier l’exactitude des déplacements », ajoute Laurence Mossiat, porte-parole de la zone de police de Namur-Capitale.

« Au début, nous avons eu un rôle éducatif vis-à-vis des citoyens. Ensuite, nous sommes passés dans une phase de répression pour les gens qui ne respectaient pas les mesures de confinement. Désormais, nous reprenons un rôle éducatif.

Nous faisons appel au bon sens de la plupart des personnes.

Nous sommes de nouveau des accompagnateurs du déconfinement.

On ne verbalise plus que les gens qui sont de mauvaise foi ou qui ont un comportement violent lorsque nous constatons des rassemblements interdits. »

Pour beaucoup de policiers de terrain, ce retour progressif aux cas « habituels est plutôt bien accueilli.

« Pour le contrôle de ce qui n’est pas autorisé, cela se fait un peu de manière aléatoire et avec un peu de chance », reconnaît un inspecteur de police actif dans une zone touristique.

« Lorsque nous patrouillons sur un site touristique, nous avons comme consigne d’éviter les rassemblements.

Bien souvent, les gens sont regroupés et nous disent qu’ils se sont renseignés à différents niveaux et qu’ils ont reçu l’accord d’être là sur place. Par exemple, les pêcheurs. »


Pas facile, lorsqu’on est sur le terrain, de savoir si tout est bon.

Ce policier l’avoue, dans le doute, lorsqu’il n’est pas sûr à 100 %, il ne verbalise pas.

« Avec nos moyens limités, nous tentons de vérifier leur informations mais, bien souvent, c’est impossible car les services compétents comme la DNF (NdlR : Département de la Nature et des Forêts) ou autres sont fermés le soir ou la nuit.

On les laisse pratiquer leur activité sans verbaliser, mais on passe peut-être à côté d’un non-respect des consignes sans le savoir. Les mesures et réglementation changent régulièrement, nous n’avons pas constamment connaissance de toutes les informations. »


Article et rédaction par J.M.

Source

Les commentaires sont fermés.