Les CPAS ont reçu une aide de la part du Fédéral, avec de grandes disparités dans notre arrondissement de H-W

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Le Fédéral apporte une aide aux CPAS de Huy-Waremme

Les CPAS ont reçu une aide de la part du Fédéral.

La répartition se fait en fonction du nombre de personnes aidées.

Avec de grandes disparités dans notre arrondissement.

Ce n’est pas une surprise. Les centres publics d’action sociale subissent directement les conséquences économiques et sociales de la crise du coronavirus.

Pour leur venir en aide, le gouvernement fédéral a octroyé un « subside Covid-19 », pour un montant de 15 millions, réparti dans les 581 communes du pays.


« On est heureux d’avoir été entendu. Car après la crise sanitaire, il va y avoir une crise sociale d’une grande ampleur », redoute Luc Vandormael, président de la Fédération des CPAS et du CPAS de Waremme.

Huy en tête


La clé de répartition de cette aide tient compte du nombre de personnes aidées par les CPAS. Dans notre arrondissement, c’est ainsi la commune de Huy qui décroche l’aide la plus élevée (70.338€).


« On a environ 950 personnes qui bénéficient du revenu d’intégration à Huy.

Huy est le pôle entre Liège et Namur. Et beaucoup de personnes en précarité s’installent ici, car tout est à portée de main, sans moyen de locomotion », indique Geneviève Nizet, présidente du CPAS hutois¸ qui précise que le nombre de jeunes en difficulté a augmenté ces dernières années.


En bas du classement, on retrouve Burdinne, qui reçoit 910€, et Donceel (964€).

« Sur la commune, on a une petite dizaine de personnes qui bénéficient du RIS, et parfois de manière ponctuelle. Certaines années, il n’y en avait que trois ou quatre », explique Geneviève Rolans, présidente du CPAS de Donceel, qui craint également une augmentation des demandes liée au Covid.


Pour information, Waremme touche une aide fédérale de 13.780€, Amay 23.482€ et Hannut 14.364€.

Des chiffres très éloignés de ceux des grandes villes wallonnes comme Liège (983.228€) ou Charleroi (690.880€).


Un futur incertain


« Les CPAS avaient déjà tiré la sonnette d’alarme avant la crise.

Le nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration a augmenté, à cause notamment des exclusions du chômage. À Waremme, on a une centaine de personnes qui touchent le revenu d’intégration.

En 2014, il y en avait environ 45 », commente Luc Vandormael.


Le président du CPAS waremmien constate déjà l’arrivée de nouveaux publics touchés par la crise, comme « les étudiants jobistes qui ont perdu leur boulot et qui demandent une aide pour un ordinateur, des indépendants qui ont perdu des revenus, des salariés mis en chômage et qui conservent des charges… ».


Luc Vandormael attend avec impatience les mesures complémentaires promises par les autorités, et aimerait notamment la mise en place d’une aide directe pour les personnes précarisées.

Article et rédaction  Par Ro.Ma

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