Le 02/214.19.19 vous appelle ?

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Le 02/214.19.19 vous appelle ? Décrochez !

Le contact tracing, en théorie sur les rails depuis lundi, va véritablement prendre son envol aujourd'hui lundi.

Vous allez peut-être être contactés par un « corona détective », qui ne pourra rien vous imposer mais les autorités demandent à chacun de jouer le jeu.

Il s’agit d’endiguer la reprise de l’épidémie afin de réussir le déconfinement du pays. Voici ce que l’on attend de vous.


Deux numéros à retenir. Ce corona détective vous appellera avec un numéro de téléphone unique (que vous soyez bruxellois ou wallon) qui s’affichera sur votre téléphone.

Il s’agit du 02/214.19.19. « Il est important que les gens connaissent ce numéro », indique Lydie Denis, porte-parole de Sciensano. « Car nombreuses sont les personnes qui ne décrochent pas quand elles ne connaissent pas le numéro ».

De peur de recevoir un message publicitaire par exemple. « C’est aussi une façon de savoir que c’est bien une personne habilitée pour le contact tracing qui vous appelle et pas un mauvais plaisantin ». Précisons que ce numéro ne fonctionne que dans un seul sens.

Le 02/214.19.19 peut vous appeler mais vous ne pouvez pas l’appeler. L’autre numéro à retenir, c’est le 8811. Car on peut aussi vous contacter par SMS.

Enfin, il est possible aussi que le corona détective doive se rendre chez vous, à votre domicile. Il aura alors sur lui une carte d’identification.
 Listez dès à présent vos contacts.

Comme le professeur Emmanuel André, coordinateur du comité interfédéral « testing & suivi des contacts » l’a précisé, il est d’ores et déjà demandé à chaque citoyen de noter dans un carnet les contacts qu’il a eus chaque jour.

De telle sorte, si vous tombez malades, il sera plus facile de vous souvenir qui vous avez vus et qui les « corona détectives » devront appeler pour les alerter.

Pour vous guider, le site info-coronavirus.be a publié le tableau (voir l’onglet : prenez soin de vous) que remplira avec vous l’enquêteur si vous tombiez malade. Dans les jours qui précèdent votre diagnostic, les questions seront précises.

Ils chercheront à savoir si vous avez croisé un collègue, un cohabitant, un amoureux ne vivant pas sous le même toit… Si le contact a eu lieu à moins de 1,5 m et s’il a duré plus de 15 minutes.

S’il y a eu un contact physique. Si cette personne travaille dans les soins de santé (médecin, kiné, infirmier…) Et pour chacun de ces contacts, on vous demandera le nom, prénom, numéro de téléphone, mail…

Vos amis du barbecue…


 Promis, ça reste secret.

Les autorités insistent : toutes ces données, qui seront encodées dans la base data de Sciensano (l’institut de santé publique), resteront confidentielles.

« Elles ne seront jamais communiquées à la police, à la justice, aux membres de votre famille ou à vos cohabitants, à votre employeur ou à votre école, etc.

La demande de contact ne sera pas non plus utilisée de quelque manière que ce soit pour vérifier si vous avez respecté les mesures gouvernementales Covid-19 », insistent les autorités.

Donc, même si vous avez organisé un barbecue interdit à 20 personnes dans votre jardin, communiquez quand même les noms des participants. Ils ne seront pas verbalisés !

Mais tout simplement informés qu’ils ont été en contact avec une personne malade.

Toutes les données à caractère personnel reçues seront effacées par Sciensano avant le 9 juin 2020. Les données destinées à la recherche scientifique seront conservées jusqu’à 30 ans après le décès du patient dans un environnement distinct et sous forme pseudonymisée.


Qui sont ces enquêteurs ?

Des agents de mutuelles et des personnes habituées à travailler en call-center. La Wallonie (Aviq) a attribué le marché au Groupement Autonome des Mutualités (Solidaris, Mutualité chrétienne, Mutualités libres, Mutualité libérale et Mutualités Neutres) et à des opérateurs spécialisés dans les call-centers, Ikanbi (Ans), CallExcell (Saint-trond), l’entreprise de travail adapté Entra (Heppignies) ainsi qu’à l’agence d’intérim LEM Intérim.

Soit un total de 570 personnes, qui travailleront sous la surveillance de la Cellule de surveillance des maladies infectieuses de l’Aviq.

À Bruxelles, ce sont aussi des mutuelles qui se chargeront d’appeler les citoyens, avec l’appui du call center N’Allô (filiale d’Engie).


Article de Françoise De Halleux

Source

Commentaires

  • "Corona détective", "enquêteur", amalgame préjudiciable à notre profession !
    Ces personnes recevront-elles une autorisation du SPF Intérieur afin d'exercer les tâches mentionnées ( comme nous ) ?
    Il ne s'agit en effet pas d'un simple sondage, me semble-t-il.
    Quel est le niveau de sécurisation informatique des données recueillies ?
    Qui supervisera l'effacement annoncé par Sciensano ?

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