La saga du tarif prosumer, les infos du nouveau report de quatre mois !

Lien permanent

Le tarif prosumer ànouveau «reporté»!

Surprise !

Alors que le tarif prosumer pour les petits propriétaires de panneaux photovoltaïques est entré en vigueur le 1er mai, un nouveau report de quatre mois nous a été confirmé.

Ou, à défaut, une compensation du même montant.


Que ceux qui se sont promis de démonter leurs panneaux photovoltaïques attendent encore un peu avant de sortir leur clé de 12 ! C’est que la saga du tarif prosumer est loin d’être terminée. Pour rappel, les prosumers, ce sont les petits producteurs d’électricité photovoltaïque.

Ils sont pas loin de 170.000 ménages en Wallonie. Depuis ce 1er mai, cette redevance d’utilisation du réseau électrique est due, après un premier report de quatre mois.


Et pourtant, elle aurait pu être encore reportée de quelques mois, mais en l’absence d’accord politique au sein du gouvernement wallon et d’un nouvel arrêté qui aurait été signifié à la Cwape (le régulateur wallon de l’énergie) avant le 30 avril à minuit, le tarif est entré en vigueur.

Enfin… peut-être, parce que rien n’est simple dans ce dossier.


Intérêts


Samedi soir, un accord a été dégagé au sein du gouvernement wallon, « un accord qui prend en compte l’intérêt général et celui des prosumers », comme nous l’a dit ce dimanche le ministre Écolo Philippe Henry (énergie).

Mais un accord dont les modalités doivent encore être discutées avec la Cwape et les GRD (les distributeurs d’énergie : Ores, Resa, etc.).

L’accord, dont l’ensemble des mesures coûtera 200 millions étalés sur 5 ans à la Région, prévoit des « compensations de trois ordres », dit encore M. Henry.

 

Et d’abord, un nouveau report du tarif prosumer (sans doute quatre mois) ou une aide directe du même montant. Pour une installation moyenne produisant 3,5 kWe, il s’échelonnerait entre 234 et 346 euros, selon l’endroit de Wallonie où on habite. Si du moins le prosumer choisit le tarif forfaitaire.

S’il choisit d’avoir un compteur communicant ou un double flux, c’est son utilisation effective du réseau qui sera facturée. C’est l’objet de la deuxième compensation pour les prosumers : une aide sous forme de prime pour acquérir un compteur communiquant et de la domotique qui permet de consommer au mieux quand les panneaux produisent.

Troisième compensation : une intervention financière directe, dégressive, de la Région pour compenser dans le temps une partie de la redevance prosumer.


Soulagement et doutes


Au gouvernement wallon, on se dit soulagé d’avoir cette épine (en or, nous a précisé un ministre) hors du pied. Même s’il reste beaucoup de modalités encore à préciser dans l’accord. Du côté des prosumers, représentés par l’ASBL Touche pas à mes certificats verts (TPCV), par contre, on reste un peu dubitatif et on rappelle que la promesse faite était de reporter le tarif prosumer de cinq ans…


Le président de TPCV, Régis François, nous donne aussi quelques arguments contre ce tarif. « Vous savez, on oppose tout le temps les prosumers à ceux qui n’ont pas de panneaux. Ce n’est pas honnête.

Par exemple, il faut savoir que la production des petits propriétaires de panneaux fait baisser les prix de l’électricité.

Ça permet une économie de 40 euros pour les autres.

Il faut savoir aussi que l’électricité injectée sur le réseau par les prosumers est consommée… par ses voisins.

Et pourtant, on facture à ceux-ci de lourds tarifs de distribution et de transport.

Et puis, on introduit un tarif au nom de l’équité, soi-disant, alors que l’on laisse dix tarifs de distribution très différents en Wallonie.

Où est la logique ? »

Article et rédaction Par Benoît Jacquemart

 

Source

Commentaires

  • Bonjour,
    Faire payer le réseau aux prosumers n'est pas correct.
    En effet, il n'y a rien de changé dans le réseau, une maison est raccordée au réseau pour avoir du courant.
    Lorsqu'il installe des panneaux, rien n'est changé dans l'installation.
    Au contraire, le courant produit non utilisé est fourni gratuitement...... alors faut arrêter de prendre les gens pour des cochons payants à tout bout de champs.

  • Pour moi propriétaire de panneaux depuis 2005 je considère qu'il s'agit d'une rupture de contrat. Si j'avais fait la même chose avec ma banque j'aurais payer de ourdes indemnités surtout que toute l'infrastructure réseau est existante. c'est surtout le fait que les producteurs doivent changer leur rythme de production en fonction de la météo.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel