Les CPAS tirent la sonnette d’alarme !!!

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Dans tous les CPAS wallons que nous avons contactés, le son de cloche est le même.

Les présidents redoutent une arrivée massive de gens qui, à cause de l’arrêt de leur travail, n’ont plus assez d’argent pour nouer les deux bouts. On craint une situation comme en 2008, lors de la crise économique.


Les messages de personnes en plein désarroi affluent sur les réseaux sociaux. On ne parle pas ici de crise sanitaire mais d’une crise… économique.

Celle vécue par des milliers de Belges qui ne peuvent plus travailler.

Pas faute de ne plus vouloir travailler mais de ne plus pouvoir. Du côté de Mons, une centaine de « nouvelles » personnes ont franchi le pas de la porte du CPAS. Ils sont indépendants, étudiants… il y a aussi ces gens qui ne peuvent pas bénéficier du chômage.

de mons à waterloo


Mons n’est pas une exception.

Ces cas-là, on en trouve partout. Même dans la supposée riche Waterloo.

« Nous avons ouvert des dossiers pour des vendeuses dans une parfumerie et un magasin de cosmétiques, pour des étudiants travaillant dans le secteur de l’Horeca. Pour un taximan, pour un employé d’un garage et pour une vendeuse dans un magasin de vêtements ».

Certains avaient ce qu’on appelle un travail « complémentaire ».

Depuis qu’ils sont sur le carreau, ils ont vu fondre leurs maigres économies.


Le président de la Fédération des CPAS de Wallonie est conscient du problème. Même si Waremme, la commune où officie Luc Vandormael, est encore peu touchée.

« C’est surtout les demandes de renseignements qui affluent pour le moment.

Des gens qui tombent de haut et qui demandent, au cas où, s’ils ont le droit d’être aidés par le CPAS.

Il faut avoir du cran pour franchir le pas ».

 

« Le problème, poursuit-il, c’est qu’avant la crise, il y avait déjà 1,8 million de Belges qui vivaient dans un état de santé financière précaire.

Il y avait toute une série d’autres personnes qui vivaient sur le fil. Regardez les gilets jaunes.

Au moindre pépin, ils disaient qu’ils pouvaient passer sous la ligne de flottaison.

Un certain nombre de Belges ne parvenaient déjà plus à épargner. Franchement, nous craignons le pire dans les prochains mois… voire les prochaines années ».


Avec la problématique des endettés.

« Avec quel argent pourront-ils continuer à rembourser ?

Il y a la perte des revenus, la hausse du prix du panier des courses…

Quel sera le pourcentage d’indépendants qui ne rouvriront pas leur commerce ?

Je pense notamment à ce marchand de pneus de Huy qui annonce dans votre journal qu’il a décidé de fermer définitivement ses portes ».


« Et les SDF ? »


Luc Vandormael n’oublie pas les plus précarisés, les SDF.

« Des dizaines de milliers de personnes dépendaient des banques alimentaires. Certaines, pour le moment, ont dû fermer. Qu’advient-il de ces personnes ? »


Il comprend que la crise sanitaire soit prioritaire, mais : « Je crains l’explosion d’une autre crise : une crise économique.

C’est pour cela que le Conseil national de Sécurité autorise la reprise des activités.

Si on continue comme cela, on se dirige vers la faillite de l’État.

Que se passera-t-il s’il ne sait plus assurer les aides financières ? »

Article et rédaction par Pierre Nizet

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