Gaétan Bovy, s’est lancé dans son projet de micro-ferme à Fraineux-Nandrin et de permaculture.

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A Nandrin, Gaétan lance sa micro-ferme

La nature, c’est le monde de Gaétan Bovy, 28 ans, depuis sa tendre enfance.

« Je suis né dans une famille d’agriculteurs et ce, depuis quatre générations du côté de mon père. Ils ont eu des fermes à Ben-Ahin puis à Andenne. J’ai suivi des études en parcs et jardins puis j’ai travaillé en tant que commercial durant quelques années. Je voulais m’installer comme indépendant pour les parcs et jardins puis je suis tombé sur le concept de micro-ferme et de permaculture et j’ai décidé de me lancer », précise Gaétan Bovy.

« Mon projet est lancé officiellement depuis deux mois. Je suis parti de rien et je travaille seul, à la main. Avec l’aide de mon épouse et de mes enfants quand c’est possible. L’objectif maximal est d’avoir 1.000 m² de cultures d’ici cinq ans. Après deux mois, j’ai déjà 450 m². Je pourrai donc arriver aux 1.000 m² en 2021. Et ce ne sera pas du tout une ferme maraîchère, c’est différent », insiste Gaétan Bovy.

 
 

Gaétan Bovy a déjà aménagé à Fraineux une étable pour le stockage des produits et la préparation des commandes. Il a aussi aménagé au champ un stock de paillis et de terreau pour les semis et plantations. Il a créé une mare pour apporter un point d’eau supplémentaire pour l’arrosage dans le projet de « réseau nature » et il a planté les semis. Il a préparé une nouvelle planche pour le persil, le thym, le laurier, le romarin…

« Nous avons sué sang et eau pour préparer cette première saison. Il n’y a pas de raison pour que cela ne marche pas ! La terre, une ancienne pâture, a été difficile à travailler à la main. C’est donc une dizaine de variétés de légumes et aromatiques qui seront proposés cette année : tomates roma et cerises qui poussent dans une serre de 18m², maïs doux et autre (environ 400 des deux sortes), radis, carottes nantaises, laitues à couper, épinards, poivrons qui seront dans une seconde serre qui sera bientôt érigée, marjolaine, aneth, sauge, cerfeuil, céleri à couper, ciboulette… », détaille Gaétan Bovy.

Les premiers semis de maïs ont été plantés la semaine dernière ainsi que 60 fraisiers.

« Il y a aussi un carré pour les aromatiques et il y aura bientôt un jardin pour les fleurs comestibles. Nos premiers légumes, les radis, sont attendus pour début mai puis les laitues à la mi-mai et d’autres en juin. Nous avons aussi 17 poules dans un enclos que nous agrandissons pour en accueillir le double car nous avons beaucoup de commandes. Vu le confinement, nous proposons la vente d’œufs à la ferme sur commande les mercredi et samedi à partir de ce 22 avril. Réservations pour la veille au soir à 20h par téléphone (0499/241337), via la page Facebook Micro-ferme des Fossettes ou par mail à l’adresse naturabovy@mail.be », précise Gaétan Bovy.

 

La permaculture? Un désordre organisé

La permaculture est une méthode alternative de culture inspirée par la nature.

Il y a des champs d’arbres fruitiers plantés au milieu des légumes, des terres où insectes et mauvaises herbes prolifèrent. Il n’y a plus de monoculture. C’est un désordre organisé. Tout ce qui vient du sol retourne au sol. C’est un écosystème autosuffisant. Le sol est fertilisé naturellement par les racines des plantations et des arbres. Il n’y a plus de labours, ni de machines, ni de pesticides.

C’est une association de cultures. Par exemple des poireaux et des carottes qui se protègent entre eux des ravageurs avec leurs odeurs respectives tandis que les petits pois au-dessus vont chercher la lumière et fixent l’azote de l’atmosphère dans le sol. Les autres cultures en bénéficient.

Ces cultures sont ultra rentables. Elles produisent dix fois plus que dans une exploitation classique sur plus d’un hectare car on plante très serré, indique un reportage de la télévision française.

C’est dire si la permaculture est vouée à un bel avenir.

Rédaction de l'article PAR MARC GÉRARDY

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