Le retour en classe n’est pas pour demain ?

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Retour à l’école: une prudence extrême est de mise

Faut-il permettre un retour des enfants à l’école pour « libérer » les parents qui pourraient ainsi reprendre le travail ? Pas question de poser la question dans ces termes-là.
Ce lundi, une grande réunion se tiendra autour de la ministre de l’Éducation, Caroline Désir. Objectif : écouter les acteurs de terrain (et les acteurs de l’enseignement en général) pour préparer une éventuelle reprise, et déjà la rentrée de septembre. Mais il n’y a aucune décision à attendre pour une éventuelle réouverture des écoles à l’issue de cette réunion.
Pistes sur la table
« Il s’agit d’une première réunion d’échanges et tout ne sera pas réglé à la sortie », nous dit-on au cabinet de la ministre. « On a vraiment besoin de temps et de discrétion pour travailler convenablement. »
Pas de décision à attendre ce lundi, mais plusieurs pistes, remontées du terrain, seront examinées. Par exemple, il a été évoqué un retour en classe des rhétos, qui pourraient ainsi compléter leur dernière année alors que les cours sont suspendus depuis la mi-mars. « Pour l’instant, on continue à ne pas donner de nouvelles matières », nous précise le porte-parole de la ministre. « Il s’agit toujours de révisions ou d’exercices sur des matières déjà vues. Mais on pourrait quand même donner de nouvelles matières aux rhétos. La question sera sur la table. Ces matières pourraient être données en virtuel pendant le confinement, puis en classe ensuite. »

Autres propositions à examiner : rouvrir à de petits groupes d’élèves. Ou seulement des demi-journées, ou quelques heures par jour. Les directions d’écoles ont des idées, qu’elles font remonter vers la ministre. « En fait », précise-t-on chez la ministre Désir, « il ne faut pas s’imaginer qu’on va rouvrir l’école comme avant. Il n’y aura pas tout le monde dans les classes, il n’y aura pas tout le monde à la cantine ou dans la cour de récréation. » Et puis se posent une foule de questions, comme la distanciation sociale (difficile à mettre en œuvre avec les plus petits), le port de masques, l’utilisation de gel hydroalcoolique…
Le porte-parole nous rappelle que la décision de déconfinement sera prise par le Conseil national de sécurité. « Mais toutes les précautions de sécurité doivent être prises pour les enseignants et les élèves. »
On le sait, il y a des pressions, notamment du monde économique, pour qu’on rouvre aussi les écoles afin de permettre aux parents de retourner travailler. Chez la ministre, on se veut très clair : « L’école, c’est un lieu pédagogique, pas une garderie pour que les gens puissent retourner travailler. L’argument économique ne doit pas entrer en ligne de compte. »
L’enseignement obligatoire en Belgique francophone, ce sont 900.000 élèves et 100.000 profs. S’ils reprennent le chemin de l’école, ce sera très progressivement. Et pas tout de suite.

 

Rédaction de l'article Benoît Jacquemart

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