La crèche « Le petit nid d’Ouffet » se sent oubliée par le gouvernement.

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La crèche «Le petit nid» à Ouffet se sent abandonnée

Bien que les milieux d’accueil tentent de respecter au maximum les mesures d’hygiène imposées par le gouvernement, impossible pour eux d’assurer les distances de sécurité avec les enfants. Démunie d’aide matérielle, la crèche « Le petit nid d’Ouffet » se sent oubliée par le gouvernement.


Sylvia Beaumont, directrice de la crèche « Le petit nid d’Ouffet », a le sentiment d’être abandonnée. « On impose aux citoyens de respecter une distance sociale mais personne ne semble se préoccuper des crèches », souligne-t-elle.
« On nous a envoyé un beau papier avec les règles d’hygiène à respecter mais cela s’arrête là. Nous n’avons reçu aucune aide matérielle pour travailler en sécurité, cela me révolte », ajoute Sylvia Beaumont.


Financièrement, la situation n’est pas évidente non plus. « Nous avons peu de rentrées financières avec le nombre d’enfants présents mais les sorties sont là. Le ministère promet une aide mais nous ne savons pas quand. L’insécurité est grande. Nous vivons au jour le jour... », tient à mettre en lumière la directrice.


À cette détresse, s’ajoutent les problèmes organisationnels. « Les repas sont d’habitude livrés mais plus depuis le début du confinement. Nous arrivons au bout de notre stock congelé et allons devoir nous débrouiller pour trouver une solution. »


DES PUÉRICULTRICES MALADES


Si « Le petit nid d’Ouffet » accueille généralement 18 enfants, seuls quatre sont actuellement présents. « On comprend bien qu’il est important que l’on continue d’accueillir les enfants dont les parents travaillent et qui n’ont personne pour garder leur enfant mais deux de nos quatre puéricultrices ont les symptômes du covid-19 », révèle la directrice.


« Leurs fonctions respiratoires ne sont pas altérées donc on ne les teste pas. Un résultat positif nous aurait pourtant permis de pouvoir fermer la crèche une journée pour qu’elle soit complètement désinfectée avant de pouvoir accueillir à nouveau les enfants. »


Afin des respecter au maximum les mesures d’hygiène, la crèche est nettoyée et désinfectée tous les jours, tout comme les jouets des enfants. « Nous faisons aussi dormir les enfants dans des chambres séparées et gardons les bébés dans des espaces différents des enfants plus grands afin de limiter les contacts », précise la directrice.
Malgré sa détresse, la crèche a pu compter sur le soutien des ouffetois.


« Des professeurs de chimie de l’Athénée d’Ouffet nous ont fabriqué du gel hydroalcolique et je me suis débrouillée pour trouver des gants afin que les puéricultrices puissent changer les enfants sans danger », raconte Sylvia Beaumont.
« On se débrouille comme on peut. »

Rédaction de l'article par Fiona Sorce

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