Les dépanneurs de l’arrondissement Huy-Waremme, continuent de travailler.

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Dépanneurs de Huy-Waremme: chute de +-70% de leurs activités

Si de nombreux secteurs ont stoppé leurs activités depuis l’entrée en vigueur des mesures de confinement, les dépanneurs de l’arrondissement Huy-Waremme, continuent de travailler. A l’unanimité, ils constatent une perte de 70 à 80 % de leurs chiffres d’affaires...


Si chaque citoyen est appelé à rester à son domicile, il n’empêche que certains automobilistes, contraints d’aller travailler ou faire des courses, tombent en panne. Une urgence qui ne peut attendre...Les dépanneurs de la région Huy-Waremme poursuivent leurs activités, dans des conditions travail difficiles.


Patrick François, patron de la société de dépannage DSA à Villers-le-Bouillet, continue de travailler seul.

« Tout le personnel est au chômage. Il ne reste plus que moi, je suis indépendant et propriétaire de la société.

J’ai dû limiter au maximum les frais et les charges », explique-t-il. Le Villersois qui travaille avec Touring Secours, le VAB et la zone de police Meuse-Hesbaye voient ses activités diminuer.


« En temps normal, les sociétés (VAB, Touring secours) avec lesquelles je travaille ont énormément de demandes d’intervention et ne peuvent pas tout absorber.

Elles prennent alors contact avec moi pour que je me rende sur place. Mais depuis qu’il y a moins de personnes sur les routes, les demandes sont moins importantes chez eux et par conséquent, je suis beaucoup moins appelé », ajoute Patrick François qui a constaté la chute importante de ses activités. « Je suis passé du noir au blanc avec 70 % de dépannage en moins.

Il est évident qu’il faut des gens tombent en panne pour que je travaille mais si tout le monde est sur la route pour tout et n’importe quoi, on ne s’en sortira pas avec le coronavirus », conclut dépanneur implanté depuis 2013 à Villers-le-Bouillet.

Pour le dépanneur Charlier
Pour Philippe Charlier, dépanneur à Huy, le constat est similaire. « C’est la première fois que je mets au chômage mon personnel. J’ai environ 10 fois moins de travail et j’assure la permanence seul. Une chose positive que je constate, j’ai beaucoup moins d’accidents », explique-t-il.


Exposé aux risques du coronavirus, le dépanneur a pris ses précautions. « Je travaille avec un masque et des gants. J’évite d’aller dans le véhicule des gens. Et s’il fallait vraiment le reconduire, j’attends deux jours avant d’aller à l’intérieur. Je désinfecte systématiquement le poignée, le volant, le frein à main... On a quand même toujours une crainte malgré les préventions », indique Philippe Charlier qui craint l’après coronavirus.


Pour éviter tout risque de se faire contaminer, Philippe Charlier a installé une séparation dans sa cabine. « Lorsque je dépanne un automobiliste et que je dois le reprendre avec, on doit évidemment faire le trajet ensemble. Pour éviter que l’on se contamine, j’ai mis une cloison en plexi entre la cabine avant et arrière. Je ne peux pas laisser les gens sur le bord de l’autoroute ».


Le dépanneur Munsters de Remicourt


La crise sanitaire que traverse la Belgique a de nombreuses conséquences sur l’économie. Mélinda Munsters tire le même constat que ses confrères dépanneurs. « Les ouvriers et employés sont en chômage technique. Notre activité a fortement diminué. On a 70 à 75 % d’activités en moins ! Si on a plusieurs interventions qui sont non-urgentes, on essaie qu’elles soient regroupées sur la même journée », souligne la patronne.

Rédaction  Par A.D. 

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