Le gouverneur Hervé Jamar trop absent?

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Le gouverneur Hervé Jamar trop absent? Il s’explique

De plus en plus de voix s’élèvent en coulisses pour dénoncer les absences répétées du gouverneur de la Province de Liège, Hervé Jamar.

Y compris durant cette période de crise où il devrait être comme un capitaine à la barre. Celui-ci a tenu à répondre à ses détracteurs.


Le 19 mars dernier, premier jour de confinement, le gouverneur Hervé Jamar rendait un certificat médical pour un mois.

Sans doute la goutte qui faisait déborder le vase pour beaucoup d’agents provinciaux et de membres des services de secours de la province qui sont sur la brèche depuis le début et dont il est le représentant légal en tant que responsable de la sécurité.


Car, depuis son entrée en fonction en octobre 2015, Hervé Jamar (55 ans) a régulièrement été absent pour cause de maladie.

Et souvent lors de périodes de crise comme l’attentat de Liège en mai 2018 ou lors des inondations qui ont suivi.

Alors qu’il devrait être celui qui personnifie la Province et qui multiplie les initiatives : « À quoi bon avoir un gouverneur qui n’est jamais opérationnel quand il le faut », entend-on souvent.


Samedi d’ailleurs paraissait un article dans la Dernière Heure dans lequel d’aucuns lui demandaient de faire un pas de côté.


« Je suis au travail »


Et comme pour les faire mentir, Hervé Jamar était justement dans son bureau ce mardi, au palais provincial, lorsque nous l’avons contacté.


« J’ai recommencé à travailler samedi à 16 heures, explique-t-il. Et c’est vrai, normalement j’avais un certificat pour un mois. Ce n’est pas du tout pour un problème lié au coronavirus, mais je souffre de problèmes d’immunité depuis une grave hémorragie interne dont j’ai été victime en mai 2018, justement au moment de l’attentat de Liège », poursuit-il.


Depuis qu’il a repris le travail, il affirme avoir participé à une dizaine de réunions par écrans interposés. « Tous mes dossiers sont en ordre, mes services répondent à toutes les sollicitations et mon agenda est rempli non-stop », se défend-il.


Il ne comprend pas « ces voix qui s’élèvent » pour dénoncer ses absences répétées. « J’ai été absent quelques fois pour cause de maladie depuis cinq ans, mais rien qui n’excède ce qui est autorisé. Et de là à dire que je ne suis jamais là en temps de crise, c’est faux.

J’étais là pour la collision de train entre Jehay et Amay, j’étais là lorsqu’un petit garçon s’est noyé dans la Meuse près de Huy, et dans bien d’autres moments difficiles. J’ai plus de 5.000 amis sur Facebook, je pense qu’aucun gouverneur ne peut dire la même chose. »


Et de lancer un défi à toutes ces voix qui s’élèvent : « Je suis désolé d’avoir été malade et ce n’est pas encore interdit, à ce que je sache. Mais qu’elles se fassent connaître, je les invite bien volontiers à déjeuner prochainement au palais. »

Aucune procédure n’a été lancée


Un gouverneur de province dépend à la fois du ministre fédéral de l’Intérieur et du ministre régional wallon des Pouvoirs locaux. Il ne peut être destitué que pour faute grave ou pour incapacité à exercer la fonction. Chez le ministre wallon Pierre-Yves Dermagne, on ne veut faire aucun commentaire car l’heure n’est pas à la polémique. Mais certaines personnalités politiques pensent qu’il serait bien de poser la question, une fois la crise actuelle passée. « Il y va de l’image de marque de l’institution provinciale », expliquent-elles.

 

Rédaction de l'article par Luc Gochel 

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