PharmaStock affiche la disponibilité des produits les plus demandés dans les pharmacies.

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PharmaStock affiche la disponibilité des produits les plus demandés dans les pharmacies. Cela évite aux clients de contacter inutilement un établissement ou de s’y rendre pour en rentrer bredouille.


Avec la pandémie de coronavirus, nombreux sont les Belges à s’être rués dans les pharmacies, vidant les stocks et occasionnant des congestions au sein des établissements.

Gels hydroalcooliques, masques, thermomètres, paracétamol, vitamine C et E, sélénium, échinacea, zinc… sont parmi les produits les plus demandés.


Cette ruée en masse dans les pharmacies a plusieurs conséquences néfastes : trop de clients se retrouvent dans les mêmes endroits confinés, les réserves se vident et les pharmaciens sont épuisés.

Face à cette situation, les employés de Groupe R ont créé PharmaStock (https://www.pharmastock.info/), un outil d’aide à l’information et à la gestion des flux clients dans les pharmacies.


Avec PharmaStock, il n’est plus nécessaire de faire du porte-à-porte pour trouver le produit désiré, d’appeler les pharmacies déjà débordées pour savoir si elles ont encore des stocks ou de se déplacer pour rien.

Le site permet aux clients de s’informer sur la disponibilité des articles en pénurie sans entrer dans la pharmacie.

Produits en stocks


« Une trentaine d’officines sont présentes sur le site », nous explique l’Ucclois Martin Renchon, à l’origine de l’initiative. « On leur crée une page sur laquelle sont présentés une dizaine de produits les plus demandés. Chaque jour, les pharmaciens ont juste à cocher pour indiquer quels produits sont encore dans leurs stocks ».

Ces produits sont le Paracétamol, le Dafalgan, les huiles essentielles de Ravintsara, les probiotiques, les Vitamine C et D, le Zinc, le gel hydroalcoolique, alcool pour les mains, le savon désinfectant, les lingettes mains, les masques chirurgicaux, les gants et les thermomètres.
Outil national
« On ne se limite pas à Bruxelles, ni à la Wallonie », poursuit le Bruxellois. « Le site est bilingue. C’est un outil qui répond à un scénario de crise. On l’a créé parce que, comme beaucoup de Belges, on s’est retrouvé au chômage et on a réalisé que ça répondait à un véritable besoin. »

« Les premiers retours sont très positifs. J’ai pensé utile de diffuser l’outil d’autant que nous venons d’implanter PharmaStock dans les premières pharmacies et qu’au plus de pharmacies joueront le jeu, au plus l’outil sera efficace. Il est possible que nous gardions l’outil par la suite, si les pharmaciens l’adoptent. On pourrait étendre le service à plus de médicaments.

Si jamais il s’avère que cela répond à un véritable besoin, on pourrait alors demander une participation de 10 euros par mois par officine.

C’est une petite participation que l’on demanderait pour l’entretien et l’hébergement du site. »


Situation éreintante


Une pharmacienne uccloise revient sur les derniers jours qu’elle et ses collègues ont vécus. « Nous avons eu énormément de demandes la semaine passée depuis l’annonce gouvernementale du confinement. Nous avons été débordés autant émotionnellement que physiquement. En temps normal, on sert environ 150 personnes par jour. Là, on tournait autour des 250 personnes. »


« On a doublé notre charge de travail. C’était dur non seulement parce qu’il fallait fournir le service à la clientèle mais également parce que cette dernière était très tendue et stressée. C’est un contact qui pèse lourd sur le moral. On est protégé par une plaque en plexiglas mais malgré tout, une partie des collègues a dû se mettre en arrêt de travail. »


Et de conclure : « On risque de connaître une pénurie pour certains médicaments si l’on n’est pas attentif. On a reçu des directives pour le Paracétamol, par exemple. On ne peut pas en vendre plus de 30g par personne, soit une boîte. Si l’on ne respecte pas ça, on court à la pénurie. »

https://www.pharmastock.info/

Rédaction Par GDS 

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