Mario Marinaro refusait que son terrain soit traversé par le RAVeL à Hamoir

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Hamoir: il perd son action en justice et se voit exproprié

Mario Marinaro refusait que « son petit soin de paradis » au bord de l’Ourthe à Fairon (Hamoir), soit traversé par le RAVeL. Il contestait la procédure d’expropriation lancée par la Région Wallonne devant le tribunal de 1ère instance de Liège. Il n’a pas obtenu gain de cause. La juge a estimé que la procédure était légale.


Mario Marinaro voulait préserver la biodiversité et la « beauté primaire et sauvage » de son terrain, acquis au bord de l’Ourthe à Comblain-Fairon. Il refusait d’être exproprié par la Région Wallonne et contestait la première poposition d’indemnisation « scandaleuse » de 2.100 euros proposée.

Il aurait voulu en obtenir 213.000 euros.
Il avait eu le coup de foudre pour cette parcelle d’un peu plus de 5 hectares situé en bordure d’Ourthe, à Fairon (Hamoir), en contrebas du lieu-dit du Chirmont voici 35 ans.

« Au départ, je pensais peut-être l’exploiter et puis finalement, je l’ai laissée telle quelle, pour en préserver sa beauté et sa biodiversité, nous expliquait-il début mars. Quelquefois, je m’y rends avec des amis. C’est mon petit coin de paradis. »

Classée en zone Natura 2000, la parcelle comporte une ancienne carrière qui abrite une faune et une flore particulières : « J’y découvre des grenouilles, des couleuvres, des petits lézards, des vipères et depuis peu, des castors… »


10.000 euros d’indemnisation


Le problème c’est qu’en 2008, la Région Wallonne a décidé de construire un RAVeL longeant l’Ourthe. Un permis a été obtenu et les travaux sont quasiment bouclés. Entre Fairon et Comblain-la-Tour, où est implanté le camping du rocher de la Vierge, il ne manquait que le tronçon de 340 mètres appartenant à Mario. En 2015, le terrain a fait l’objet d’un arrêté ministériel imposant l’expropriation.

Une décision que le Carolo contestait, soutenu par son avocat Me François Dessy. En 2017, ils ont intenté une action devant la justice de paix de Hamoir, mais ils ont été déboutés. En 2018, une procédure en révision du jugement a été entamée devant le tribunal de première instance de Liège.


Le verdict est tombé voici quelques jours. La juge a estimé que la procédure d’expropriation entamée par la Région Wallonne état légale. « La conception du projet a fait l’objet d’une concertation continue avec la DNF compte tenu de l’existence d’une zone Natura 2000 » estime notamment la juge.


D’abord estimé à 2.500 euros, le montant de l’indemnisation a été revu à la hausse en passant à 10.000 euros, (dont à déduire l’indemnité de procédure judiciaire estimée 1.200 euros). Le jugement précise également qu’il est réservé à statuer sur les intérêts et sur la problématique relative à la nécessité d’installer une clôture et/ou toute autre forme de protection, ainsi que sur la prise en charge financière de ces aménagements.


Après avoir pris connaissance du jugement, Me Dessy et son client se réservent la possibilité d’interjeter appel : « Le fait que le principe d’expropriation ait été accepté est une déception, par contre, l’indemnisation a été revue à la hausse…

Après en avoir discuté, nous déciderons quelles suites nous réservons à notre action » conclut l’avocat hutois.


Rédaction de l'article Aurelie Bouchat

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