Le SPF Santé a adressé une enquête en ligne destinée aux communes de tout le pays.

Lien permanent

Structures de soins intermédiaires pour soulager l’hôpital

Le SPF Santé a adressé une enquête en ligne destinée aux communes de tout le pays.

L’idée est, le cas échéant, de libérer les hôpitaux des patients qui ne sont pas en phase aiguë de Covid-19 pour laisser la place aux cas les plus graves. Le SPF a donc demandé que soit établi un inventaire de tous les locaux pouvant servir de « structures de soins intermédiaires ».

Le pic d’admission à l’hôpital du coronavirus n’est pas encore atteint mais il s’agit d’être prêts à toute éventualité.
Quels bâtiments ?


Mais quel genre de bâtiment pourrait ainsi être mis à disposition ?

Réponse de l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) à ses membres : « Il s’agit de maisons de repos vacantes, d’hôpitaux vacants, des hôtels, des internats, des centres de réhabilitation, des centres de vacances, des accueils de jour hospitaliers… où il existe déjà des infrastructures pour accueillir les personnes.

Vous pouvez aussi renseigner des salles de sport, des anciennes initiatives d’accueil… Il convient que ces infrastructures soient facilement accessibles, équipées en eau et en énergie, raccordées à un réseau d’égouts. »

A priori, ce sont plutôt les grandes villes qui sont concernées, mais les plus petites disposent parfois de halls de sport ou de centres d’hébergement pour jeunes.


« L’armée pourra aussi aider à monter des hôpitaux de campagne », précise Maxime Daye, président de l’UVCW. La demande du SPF Santé se situe dans le cadre du plan d’urgence national.

Le but est d’éviter des situations comme celle que vivent les Italiens.

« Mais on n’y est pas », rassure M. Daye.

Qui rappelle que « les villes et les communes sont le premier lieu de solidarité.

Pour qui ?


Et qui irait dans ces structures ?

« Ces structures intermédiaires accueilleraient des patients Covid-19 de deux types.

Soit après avoir été vus et « triés » par un médecin généraliste ou un service d’urgence (dans les postes médicaux d’orientation), ces patients n’auraient pas besoin d’être hospitalisés mais ne pourraient pas être soignés à domicile. Soit ils ne doivent plus rester à l’hôpital mais ne peuvent pas encore retourner chez eux.

Il est nécessaire de recevoir ces patients dans de bonnes conditions et de manière structurée car ils peuvent encore être une source d’infection Covid-19. »


Rédaction de l'article par Benoît Jacquemart

Source 

Les commentaires sont fermés.