Dur de bien manger quand on a le moral plombé par le confinement

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De longues journées à la maison, du télétravail, du temps pour s’ennuyer, parfois en famille et parfois seul: voilà que résister aux tentations devient plus difficile.

Petit manuel de survie pour rentrer dans vos pantalons préférés après le confinement.


L’ALCOOL CONSOLATEUR

«Si celles et ceux qui vivent la boisson comme un moment social vont boire sans doute moins, deux catégories de personnes sont exposées aux excès: celles qui boivent pour faire face au stress, à l’anxiété ou à la solitude et celles qui boivent pour pallier l’ennui.

Dans cette dernière catégorie rentrent les personnes âgées ou celles qui viennent par exemple de prendre leur retraite», explique Pierre Maurage, professeur à la Faculté de psychologie de l’UCLouvain.

Cette population sera plus encline à boire pour s’occuper ou pour se rassurer, selon l’expert. «On peut faire un parallèle avec la nourriture: l’alcool ou la malbouffe donnent l’impression de réduire les émotions négatives ou de créer des sentiments positifs, mais ce comportement est nocif sur le long terme».

Pour éviter les excès, deux solutions sont envisageables.

«Il faut tout d’abord se rendre compte de sa consommation et être conscient de ses excès. Lorsque certaines habitudes deviennent automatiques et qu’on n’y réfléchit plus, on est face à un danger.

En revanche, lorsqu’on est conscient de nos habitudes, on peut s’interroger sur les raisons qui se trouvent derrière celles-ci et chercher des alternatives plus saines.»

Pour cela, être obligé de ralentir son rythme de vie et être confiné chez soi pourrait même aider.

«C’est le bon moment pour faire de l’introspection, même d’un point de vue alimentaire», affirme Nathalie Delzenne, professeure en nutrition à l’UCLouvain.

«Il faudrait profiter de cette période pour changer ses comportements alimentaires, pas dans le but de perdre des kilos, mais de revenir à des règles qu’on ne prend pas le temps d’appliquer».

Concrètement: bannir les plats préparés, acheter et cuisiner des produits frais, en se dirigeant des recettes qui nous font du bien.

«Il s’agit d’une occasion unique de retrouver le plaisir de cuisiner.

La bonne nutrition fait aussi partie de la vie. Par exemple, au lieu d’acheter un gâteau tout fait ou un soda, on peut les préparer nous-mêmes.

Ainsi, on peut décider quels ingrédients privilégier et on sait ce qui se trouve dans ce qu’on consomme».

Sans oublier l’activité physique qui peut être pratiquée en plein air, seul, avec un membre de la famille ou un ami dans le respect du social distancing.


AUBAINES «Au contraire» avertit Nathalie Delzenne, «il faut éviter l’abus de compléments alimentaires, à moins que ceux-ci soient prescrits par le médecin dans des cas de carences.

Ces dernières semaines, les gens souhaitent renforcer leur immunité et croient aux vertus de compléments aux plantes miraculeux.

Or, une alimentation correcte et une activité physique adéquate permettent d’avoir tous les nutriments nécessaires». Bref, avec de la rationalité et de l’équilibre, ce confinement pourrait même nous aider à nous reconnecter à une hygiène de vie plus saine, à garder pour la suite.

Rédaction de l'article par LAVINIA ROTILI

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