Comme certains se ruent sur certaines marchandises, d’autres n’ont plus le choix et doivent s’acheter des produits de plus haut de gamme.

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Comme certains consommateurs se ruent sur certaines marchandises, d’autres n’ont plus le choix et doivent se « contenter » de produits de plus haut de gamme. Et les promotions sont interdites (pas la faute aux grandes surfaces). D’où une addition plus salée…


Plusieurs lecteurs nous ont posé la question : en cette période, les grandes surfaces ont-elles augmenté les prix ? « J’ai le sentiment, d’avoir payé 50 euros de plus pour mais courses habituelles de la semaine », nous dit Monique, de Sambreville.


La réponse est non, les grandes surfaces n’ont certes pas augmenté leurs prix : « Cela dit, ce n’est pas un sentiment, oui le caddie est plus cher actuellement », nous dit la présidente du SETCA, Myriam Delmée. SETCA comme CNE, les syndicats ont la même explication : le consommateur est irresponsable : « Quand ils arrivent au magasin, ils perdent tout entendement », nous dit aussi Delphine Latawiec pour la CNE.


Des stocks il y en a mais, encore une fois, les employés n’ont pas le temps de réapprovisionner : « Ainsi, prenons un exemple, un client se rend dans un magasin et pense acheter du poulet. Il n’y en a plus dans les rayons. Pour ne pas revenir le lendemain, il prendra peut-être du bœuf. Il voulait du café d’une marque discount, ce qu’il prend habituellement. Plus dans le rayon ? Il pendra une autre marque sans doute ». Du coup, les prix ne seront plus les mêmes à la caisse.

25 % d’absence et plus…


Du côté de Comeos, on confirme, non les grandes surfaces n’ont pas revu leurs prix à la hausse : « Comme elles n’ont pas non plus décidé de supprimer les promotions, la décision vient du Conseil national de sécurité », explique Dominique Michel. « Certes, il y a la perte pour le client qui ne bénéficie plus d’un produit plus un gratuit mais c’est aussi du boulot pour le personnel qui doit déballer les packagings, réencoder des prix… ».
Myriam Delmée est tout de même plus sévère envers les grandes enseignes, qui notamment donnent la priorité aux personnes âgées, au personnel infirmier : « Entendez, je comprends ces personnes en difficulté mais cette communication, c’est avant tout un positionnement mercantile de bas étage. Le personnel des grandes surfaces n’est pas encore protégé partout, travaille sans gant, sans plexiglas… ». Pour elle, « les commerces se font actuellement des marges qu’on a jamais connues ».


Enfin, la présidente du SETCA recueille au quotidien des témoignages de caissières saturées, insultées par les clients : « On en arrive à des situations graves. Dans certaines grandes surfaces, il y a parfois 25 % d’absentéisme voire plus ». Même regret du côté de la CNE. Certaines enseignes ont demandé aux consommateurs, via des affiches dans les rayons, de limiter leurs achats à deux paquets de pâtes par personne par exemple. Mais certains s’en fichent : « Le travailleur doit parfois jouer à la police, c’est inacceptable. Il est vraiment temps que le consommateur change de comportement, qu’il prenne ses responsabilités », conclut Delphine Latawiec.

Rédaction par Muriel Sparmont

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