Trois semaines sans école, c’est gérable, pense la ministre Désir

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La fin d’année scolaire peut encore être sauvée

 

Les examens de fin d’année sont-ils en danger ?

Va-t-il falloir les aménager ?

La ministre de l’Éducation, Caroline Désir (PS) réunit, dès  mardi, les acteurs de l’enseignement pour en discuter. Trois semaines sans cours, c’est ennuyeux, mais la ministre a tenu à nuancer et à rassurer : cela reste gérable sur le plan pédagogique. Il ne faudrait évidemment pas que la suspension des cours continue après les vacances de Pâques…


Cette longue interruption programmée des cours préoccupe les acteurs de l’enseignement qui s’inquiètent pour la continuité des enseignements des élèves et s’interrogent sur la pertinence d’organiser les épreuves certificatives externes en juin, dont le CEB (certificat d’études de base).


Fin d’année perturbée ?


Pour discuter de toutes ces questions, les représentants des pouvoirs organisateurs de l’enseignement et des syndicats des enseignants doivent rencontrer ce mardi la ministre Désir.

Il y sera notamment question du suivi des élèves à distance au moyen des outils numériques. « On balisera les conditions de l’apprentissage à domicile », explique la ministre. « Aucune nouvelle matière ne peut être enseignée. »


Pour le reste, on ne sait évidemment pas de quoi l’avenir sera fait. La suspension des cours pourra-t-elle être levée après les vacances de Pâques ? Cela aura une importance non négligeable sur la fin de l’année.

Comme la ministre nous l’avait déjà dit : « Trois semaines de suspension c’est encore gérable sur le plan pédagogique ».


Le premier pari est en tout cas gagné pour Caroline Désir. Au premier jour de la suspension des classes, afin de freiner la propagation du Covid-19, les parents ont massivement renoncé à envoyer leurs enfants dans les garderies organisées par les écoles.


Selon les chiffres collectés auprès des différents réseaux d’enseignement, le taux de présence dans le fondamental (maternel et primaire) était en moyenne sous les 10 % à peine. Dans le secondaire, ce chiffre était encore plus bas, ce qui a poussé très vite la ministre de l’Éducation Caroline Désir (PS) à qualifier cette faible présence de « réussite ». Osait-elle seulement en rêver ?


Bruxelles-ville : 0 %


Quelques chiffres. Tournai : 72 enfants sur 2.200 (3 %) dans l’enseignement fondamental. Charleroi : 132 sur 11.617 (1 %). Liège : entre 0 et 5,5 % des élèves inscrits. Bruxelles-Ville : 0 % dans le secondaire et 1 % pour le primaire et secondaire. Etc.


Dans les écoles communales et provinciales de Wallonie et à Bruxelles, le taux de présence était quasi partout inférieur à 10 %, selon un sondage mené par le Conseil de l’enseignement des communes et des provinces (CECP) auprès du millier d’écoles affiliées. Enfin, dans les écoles fondamentales catholiques, seuls 2,16 % des enfants étaient présents lundi, et à peine 0,1 % dans le secondaire, selon des chiffres collectés par le Secrétariat de l’enseignement catholique.

Rédaction de l'article par Didier Swysen

 

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0,1% de présence dans les écoles secondaires
Les élèves de l’enseignement catholique en Fédération Wallonie-Bruxelles ont massivement déserté les écoles en ce premier jour de suspension des cours en raison de la pandémie de coronavirus. Dans les écoles fondamentales (maternelles et primaires), le taux de présence ce lundi était de 2,16 % et d’à peine 0,1 % dans le secondaire, selon des chiffres recueillis par le Secrétariat général de l’enseignement catholique (SeGEC), qui scolarise la moitié environ des enfants en Belgique francophone.


« On peut dire que c’est une présence minimale, bien en deçà de ce qui était attendu, mais cela ne présage pas de ce qui va se passer dans les prochains jours », commente Étienne Michel, directeur général du SeGEC. « Beaucoup de parents n’ont pas encore une solution opérationnelle pour les trois semaines à venir, mais c’est en tout cas une indication d’une prise de conscience au sein de la population ».


Ces chiffres s’appuient sur un sondage mené lundi matin par le SeGEC auprès de ses 802 écoles fondamentales et 336 écoles secondaires à Bruxelles et en Wallonie, avec un taux de réponse respectif de 40 % et 51 %.
Face à la décision jeudi des autorités de fermer les écoles pendant trois semaines, il importe toutefois d’assurer la continuité des apprentissages pour les enfants, juge le SeGEC.


« Ces trois semaines de suspension représentent l’équivalent de 10 % du temps d’apprentissage d’une année scolaire, ce qui est considérable », insiste Étienne Michel.

Rédaction de l'article par Didier Swysen

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