Les écoles fermées jusqu’aux vacances de Pâques !!!

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Fermer les écoles ou pas ?

C’est le sujet qui a été le plus âprement discuté au Conseil national de sécurité de ce jeudi soir…

Il se disait que francophones et néerlandophones n’étaient pas vraiment d’accord sur cette fermeture.

Au sud du pays, on y était plutôt favorable, nettement moins au nord.

Une version que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, nuançait parlant de « sensibilités différentes ».


Finalement, il a été décidé de suspendre les cours, dans tout le pays, de lundi prochain au vendredi 3 avril inclus, début des vacances de Pâques.

Cela dit, les écoles devront quand même accueillir les enfants, en tout cas certains d’entre eux.

Lesquels précisément ?

Ceux dont les parents travaillent dans les soins de santé (hôpitaux…), dans les services de sécurité… Et aussi les enfants dont il n’y a pas d’autre possibilité de garde que les personnes âgées (grands-parents, etc.)


Forte pression


Les experts sont partagés : indispensable pour certains, la mesure est dangereuse pour d’autres, car cela amènerait de nombreux grands-parents à devoir s’occuper des enfants en journée, quand les parents travaillent (tout le monde n’est pas en capacité de télétravailler).

La pression était forte : jeudi après-midi, l’Association belge des syndicats médicaux (Absym) demandait cette fermeture « à court terme » en raison de la pandémie.

Et ne parlons pas de la pression internationale, chaque jour la liste s’allonge : il y a l’Italie où près de six millions de jeunes n’ont pas cours actuellement.


En France, le président Macron a décidé, hier, de fermer toutes les écoles dès lundi, car les enfants propageraient le plus rapidement le virus, même s’ils n’ont pas de symptômes.

Et l’Espagne lui a emboîté le pas jeudi soir !… Dans les coulisses, il se chuchotait que ça devenait dès lors difficile pour les francophones de plaider contre cette fermeture.


Des décisions de fermeture qui ont aussi été prises au Danemark, en Irlande, en Ukraine, en Tchéquie, en Slovaquie, en Turquie, dans certaines régions de Pologne, à Hong Kong, en Iran… La liste n’est, bien sûr, pas exhaustive.


à double tranchant ?


Cela fait plusieurs jours que des ministres répètent que cette solution ferait finalement plus de mal que de bien.

Dans l’interview que Maggie De Block (Open VLD) nous a donnée et que nous publierons samedi, la ministre de la Santé le rappelait : « C’est plus efficace de laisser les enfants dans les écoles.

Les fermer ne sert à rien », dit la ministre fédérale.

« Qui va garder les enfants sinon ? Les grands-parents si les parents travaillent.

Les experts nous le répètent : ce qui est dangereux, c’est le mix des âges.

Mais, bien sûr, on interdit les fêtes dans les écoles, les journées portes ouvertes et on encourage les mesures d’hygiène, c’est essentiel. »


La décision a donc basculé, et elle l’avait dit aussi : la décision d’un jour ne sera pas forcément celle du lendemain, mais cet avis a été pris en considération dans l’organisation des garderies.


Bien avant le Conseil de sécurité, certaines écoles avaient déjà décidé de fermer leurs portes.

C’est par exemple le cas des écoles européennes, qui rassemblent environ 10.000 élèves dans notre pays.

À partir de lundi 16 mars, et jusqu’au dimanche 29, les cours sont suspendus dans les quatre écoles européennes de Bruxelles.


De leur côté, les universités francophones ont décidé de passer à un mode d’enseignement à distance : « Les modalités exactes seront déterminées dans chaque institution », précisent les recteurs ».


Rédaction de l'article par Didier Swysen

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