Près de 50 appels par semaine en Fédération Wallonie-Bruxelles, SOS Viol propose une ligne d’écoute gratuite à destination des victimes de violences sexuelles.

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SOS Viol propose une ligne d’écoute gratuite à destination des victimes de violences sexuelles.

En trois ans, le nombre d’appels a considérablement augmenté, passant de 1.615 appels par an en 2016 à 2.491 en 2019.

Les victimes de violences sexuelles peuvent trouver une oreille attentive auprès de l’ASBL SOS Viol qui leur offre une ligne d’écoute gratuite (0800/98.100). Depuis 2016, le nombre d’appels ne cesse d’augmenter.

L’an dernier, 2.491 appels ont été recensés par l’ASBL, soit près de 50 appels par semaine. Trois ans plus tôt, 1.615 appels étaient alors enregistrés, soit un peu plus de 30 par semaine en moyenne.

Ces appels viennent non seulement des victimes de violences sexuelles, mais aussi des proches des victimes, des professionnelles et des professionnels.

 

Les chiffres interpellant d'une enquête sur les violences sexuelles


Pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, cette augmentation de 54 % est positive et montre clairement l’importance de l’action portée par SOS Viol.

« Soutenir et accompagner les victimes de viol est essentiel », confirme la ministre Valérie Glatigny. « Dans ces situations dramatiques, elles se sentent souvent seules et démunies.

L’ASBL SOS Viol, par son rôle d’écoute et par les conseils psychologiques, juridiques et sociaux qu’elle dispense, peut représenter pour elles une véritable bouée de sauvetage. La Fédération Wallonie-Bruxelles soutient depuis de nombreuses années l’action de l’ASBL.

Le numéro vert est un outil supplémentaire aux services des victimes. »

« Libérer la parole des victimes »


C’est pourquoi le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé ce jeudi de prolonger d’un an la convention liant la Fédération à l’ASBL SOS Viol.

« Cette prolongation doit permettre à l’ASBL de pérenniser ses activités et à la Fédération d’examiner la manière la plus opportune de les compléter », indique-t-il dans un communiqué.

La subvention annuelle octroyée à SOS Viol pour le fonctionnement de ce numéro vert est maintenue à un montant de 75.000 euros, qui vient s’adjoindre au soutien structurel de 250.000 euros accordés par la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre de sa compétence « Maisons de justice ».

SOS Viol: près de 50 appels par semaine en Fédération Wallonie-Bruxelles

Pour la ministre Bénédicte Linard, « la ligne d’écoute de SOS Viol permet de libérer la parole des victimes plus facilement et de recevoir un accompagnement et des conseils médicaux et juridiques.

C’est l’étape 1 de la reconstruction pour une victime. Il est fondamental de soutenir ce type d’initiative et en amont de lutter contre les mécanismes qui conduisent aux violences faites aux femmes ».

Et d’ajouter : « Le viol est un acte barbare qui peut avoir des conséquences physiques et psychologiques lourdes dont l’enfermement dans le silence. »


La ligne d’écoute permet effectivement de soutenir ces victimes mais aussi de les accompagner et, le cas échéant, de les réorienter. Selon le communiqué, 44 % des appels donnent lieu à une proposition de consultation au sein de SOS Viol.

25 % des appels donnent lieu à une réorientation vers un service adapté que ce soit la police, l’hôpital, un médecin, un Service de santé mentale…

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