Liège lance des formations pour les jeunes en décrochage

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Quinze bénéficiaires liégeois du CPAS vont bénéficier d’une formation de technicien de bureau, donnée dans le cadre du projet Neet’s, qui vise les jeunes qui n’ont pas d’emploi et ne suivent ni études ni formations. Un public en marge du marché du travail, qui représente 20 % des jeunes qui émargent au CPAS en Cité ardente.

 

Les Neets (pour not in employment, education or training), ce sont ces jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent ni études ni formations. Un public qui, le plus souvent, vient grossir les rangs des bénéficiaires du CPAS. A Liège, ils représentent ainsi 20 % des quelque 3.000 jeunes qui émargent à l’aide sociale. Et n’ont que très peu de chances d’en sortir vu leur manque de qualifications.


Pour tenter de les sortir de cette impasse, le CPAS et la Ville viennent donc de lancer le projet Neet’s, qui vise à offrir une formation dans le secteur des techniciens de bureau à ces jeunes Liégeois. Dès ce mois de mars, 15 bénéficiaires du CPAS âgés de 18 à 25 ans suivront ainsi des cours de promotion sociale au sein de l’ECI, l’école de Commerce et d’Informatique de la Ville de Liège. Grâce à cette formation qualifiante, ces « Neets » auront donc une chance de réintégrer le circuit du travail, dans un secteur porteur d’emplois.


« Le nombre de jeunes bénéficiaires du CPAS a explosé ces dernières années. L’antenne ‘Jeunes’ consacre aux Neets une attention toute particulière. Accrocher ce public est en effet difficile. La collaboration avec l’enseignement de promotion sociale, qui propose un accompagnement et une méthodologie adaptés, est essentielle pour intégrer ces jeunes dans des trajectoires durables », confirme Jean-Paul Bonjean, le président du CPAS liégeois.


D’autres formations


Cette session de cours, qui s’étendra jusqu’en juin 2021, devrait être la première d’une série, espère-t-on du côté de l’échevinat liégeois de l’Instruction public. « Si ça fonctionne bien, le but est évidemment d’ouvrir plus de classes, mais aussi plus de formations, en collaboration avec d’autres écoles de promotion sociale, continue-t-on au cabinet de Pierre Stassart. Les techniciens de bureau, on sait que c’est porteur d’emploi, parce qu’on en recherche beaucoup, notamment dans les administrations, mais on peut imaginer d’autres formations destinées à des métiers en pénurie. »


D’autant que les candidats à ces formations pour Neets ne manquent pas, loin de là. Impossible toutefois de les intégrer tous dans ce projet dans un premier temps. « D’abord parce que 15, c’est un nombre idéal pour les classes, pour qu’ils bénéficient d’un bon accompagnement. Mais aussi parce qu’il faut certains prérequis, que certains n’avaient pas. Il faut par exemple réapprendre à se lever tôt, à respecter des horaires… Et certaines de ces personnes n’en ont plus l’habitude… »

 

Des ateliers personnalisés pour les préparer


Ces jeunes en complet décrochage font déjà l’objet d’une attention particulière au sein du CPAS de Liège. Depuis octobre 2018, il s’est en effet intégré au projet d’ateliers de pédagogie personnalisés (APP) initié par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le but ? Ramener ces jeunes sur les bancs de l’école dans le cadre de remises à niveau dans les matières pour lesquelles ils présentent des lacunes.


Français, mathématiques, langues, tout est possible. « Le but de ces ateliers, outre le fait de leur donner des outils pour entamer ou continuer leur formation, c’est surtout de leur donner confiance et de leur offrir des perspectives d’avenir et d’emploi », précisait dans nos pages Marie-France Mahy, l’ex-présidente du CPAS liégeois.

 

Rédaction de l'article par Geoffrey Wolff

 

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