Le collectif avait organisé une manifestation à Huy en janvier dernier, Il faut une solution moins risquée pour les déchets nucléaires

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L’Association Citoyenne pour la Transition Énergétique (ACTE) a pris connaissance en détail de la décision du ministre Borsus pour la construction d’un hangar d’entreposage de combustible nucléaire usé. Comme ses membres l’avaient déjà laissé entendre, « ils vont examiner toutes les mesures utiles pour contrer ce projet, en ce compris le recours en suspension et en annulation au Conseil d’État. »
La décision du ministre Borsus d’octroyer le permis d’urbanisme, pour la construction à Tihange, d’un hangar d’entreposage de combustible usé a choqué les membres d’ACTE :
« Le ministre traite ce dossier en étant encore moins regardant que lorsqu’il doit se prononcer sur la construction d’un vulgaire poulailler industriel ou d’un quelconque centre commercial. Dans ces deux cas on s’inquiète des conséquences, pour l’environnement et pour les habitants, de la nature de l’activité liée à ces constructions. Ici, rien de tout ça. Pour l’administration wallonne et pour le ministre, seuls importent la couleur du béton et le coup d’œil sur la zone industrielle… » s’insurgent-ils. Les membres du collectif évoquent les risques de crash d’avion sur la structure « au cœur d’une zone où vivent des centaines de milliers d’habitants. » Ils ajoutent : « Certes, l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire a accordé son autorisation pour procéder à cet entreposage, suivie en cela par le ministre Pieter De Crem en se basant sur les études de Tractebel, filiale directe d’Electrabel… Cherchez l’erreur. »
Et le collectif de conclure : « Au final, avec la construction de ce hangar, plusieurs générations de citoyens devraient subir une nouvelle fois l’incurie des divers gouvernements et l’incapacité des exploitants nucléaires à gérer, à l’échelle de plusieurs siècles, les déchets hautement toxiques. »

Le collectif annonce qu’il va examiner toutes les mesures utiles pour contrer ce projet, « en ce compris le recours en suspension et en annulation au Conseil d’État, afin qu’il soit remplacé par une solution beaucoup moins risquée. »

Rédaction de l'article Par Aurélie Bouchat

 

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