En l’espace de neuf mois en 2019, plus de 4.589 Belges ont changé de prénom

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En l’espace de neuf mois en 2019, plus de 4.589 Belges ont changé de prénom. Et, sur l’année entière, 1.317 ont choisi d’entamer une procédure pour s’offrir un nouveau nom de famille. Ainsi, l’an dernier, M. Minette est devenu M. Grégoire, M. Casimir a changé de patronyme pour M. Delattre et M. Hannus a choisi de s’appeler M. Hannut. Une pratique de plus en plus courante qui a explosé en 2019.


Les Belges changent de plus en plus de prénom. Entre avril et décembre 2019, ils étaient 4.589 à se lancer dans la procédure. c’est 3.477 personnes de plus qu’en 2017 ! Un phénomène qui peut s’expliquer par l’assouplissement de la loi mais pas que. « Depuis 2018, la compétence appartient aux communes et la procédure est moins onéreuse et moins longue », explique Pascal Monjoie, membre du bureau du Gapec (Groupement des agents de population et d’état civil) et chef de service administratif au service Population de la Ville d’Andenne.
En effet, le droit d’enregistrement pour changer de prénom coûtait 490 € quand la compétence était entre les mains du SPF Justice. Son coût peut désormais varier de 0 à 490 € en fonction de la commune dans laquelle vous habitez. À Andenne, le « service » est complètement gratuit !


Des raisons variées


Une multitude de raisons peuvent motiver le choix du changement de prénom. Parfois, le prénom est jugé « ridicule », fait l’objet de moqueries. Ou des personnes ayant changé de sexe souhaitent que leur prénom corresponde à leur nouveau genre. « Nous avons aussi beaucoup de personnes qui veulent changer ou supprimer leur deuxième prénom car c’est celui d’un parrain ou d’une marraine avec qui on ne s’entend plus », ajoute Pascal Monjoie. La simplification de prononciation ou la suppression d’apostrophe ou de trait d’union font également parties des motifs les plus souvent évoqués dans la démarche.

Il est également tout à fait possible de changer de prénom par simple envie ou parce que le nôtre ne nous plaît plus. Il existe tout de même quelques conditions, outre celle d’être belge : le prénom choisi ne peut être ridicule ou nuire à autrui.


Les patronymes aussi


Les changements de patronyme ont eu aussi la cote en 2019 : M. Minette est devenu M. Grégoire, Mme Lemort est devenue Mme Cappeliez, M. Casimir a changé de patronyme pour M. Delattre et M. Hannus a choisi de s’appeler M. Hannut. Entre autres


Si les modifications de noms de famille augmentent d’année en année (1.317 demandes en 2019), elles restent tout de fois plus rares que les changements de prénom. « Le changement de nom n’est pas un droit mais une faveur accordée par arrêté royal », nous rappelle le SPF Justice. En effet, le changement de nom de famille n’est accordé qu’exceptionnellement, en la présence de motifs « graves ». Une procédure qui coûte 140 € et qui est n’est pas remboursée en cas de refus.


Plusieurs motifs valables peuvent rentrer en compte dans le changement de nom et s’inscrivent parfois dans le cadre de l’immigration. « Le port d’un nom étranger n’étant en soi pas exceptionnel, le changement de nom n’est accordé qu’à condition que la demande se fonde sur des motifs graves. Par exemple un nom très difficile à prononcer ou à écrire ou un nom qui fait référence à une ethnie discriminée ou au régime politique qui a justifié la fuite en Belgique », indique le SPF Justice. D’autres motifs restent toutefois fréquents dans la démarche du changement de nom, à savoir des difficultés importantes découlant d’une situation familiale particulière, le port d’un nom ridicule ou odieux qui fait l’objet de moqueries ou encore une modification de la filiation par une reconnaissance de paternité.


Par Pauline Govaert

 

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