Témoignage émouvant de Monsieur Renaud Godefroid et de ses deux soeurs de Nandrin

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Suite à l'insistance de son infirmière Dany (Danielle ),  Monsieur Renaud Godefroid a accepté, et vendredi 7 février 2020  il a témoigné de son histoire .

"Témoignage émouvant de Monsieur Renaud Godefroid et de deux de ses sœurs."


1940-1945 : Monsieur Renaud Godefroid, avait quatre soeurs et un frère ; Renée, Rachelle, Roger, Carmen et Simone.

 

Ils habitaient dans la maison familiale rue Bouhaie à Nandrin.


Ils avait 13 ans en 1940.

Leur papa travaillait aux cristalleries du Val Saint Lambert ou il exerçait la spécialité de graveur sur cristal.

Il parcourait le chemin du travail ’’en vélo’’ pour l’aller et le retour.


Il ne gagnait pas lourd.


- Un grand malheur frappa la famille au début de la guerre : leur maman, suite à une plaie mal
soignée, mourut exsangue laissant six orphelins qui connurent la peur et la faim.


Renaud pour alléger la famille était alors placé ouvrier au moulin de la Vaux ou il était logé et
nourri et gagnait 5 francs par jour !


En 1944, lors du reflux des troupes d’occupation, des évènements dramatiques se déroulèrent à
Nandrin, le 5 septembre 1944 ; Des résistants tirent sur une voiture allemande et tue un des
occupants.

La rue des Martyrs nous rappelle ces tristes souvenirs.

Les allemands vengeront leur tué.


Lors de ces représailles, Renaud Godefroid connut la peur de sa vie.

Pour échapper à la vengeance des SS, nazis, et à la rafle en cours, avec son compagnon de travail, Eugène Lambrecht et le meunier Mr Liègeois, ils se cachèrent recroquevillés aspergés d’eau et les pieds dans l’eau des
heures durant, sous les installations du terminal du bief alimentant la roue du moulin.

Bien leur en pris, les SS ajoutant à Nandrin, une page de leur criminelle histoire.

Ce jour la, il détruisirent au canon et ils incendiaire : le châtean du Tombeux, et les maisons, de chez Ligot, Maray, Hastir, Haydon, Beamont.

Ils assassinèrent sauvagement 8 innocents civils pris lâchement en otages et ils blessèrent gravement beaucoup d’autres nandrinois tant physiquement que moralement de manière durable.


Le lendemain les alliés libéraient le village !


Les libérateurs offraient des friandises et des victuailles à la populations mais parmi eux, de grands
soldats noirs qui effrayaient les petites sœurs Godefroid qui n’en avaient jamais rencontré auparavant !!!


Renaud Godefroid, émancipé en 1945, s’engagea comme volontaire dans l’armée belge en reconstitution.

Il fut cantonné à Enghien, ou il devait monter la garde armée des prisonniers allemands confinés à leur tour, dans des camps clôturés de doubles remparts de fils barbelés.


-Aujourd’hui encore Mr Godefroid, avec beaucoup de bon sens, s’interroge du fait que tous les allemands ne sont pas à mettre dans le même sac.

Beaucoup avaient été ’’contraints’’ de participer à cette folie meurtrière.

Il raconte que beaucoup de prisonniers lui confiaient leur impatience de retourner vivre une vie de paix et lui déclaraient ’’la guerre pas bon, pas bon’’ 


Merci aux sœurs et frère Godefroid d’avoir accepté de témoigner de ces tristes et éprouvants
souvenirs afin de les transmettre à la postérité de toujours « vouloir le respect humain au sein d’une
réelle démocratie »

Retranscription par André Jaminon 

 

Nandrin, février 2020.

 

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